Mission Laïque

Mission Laïque : AG 28 juin 2018

Mission Laïque : AG 28 juin 2018

Jean-Christophe Deberre a évoqué la « délicate exégèse de la parole présidentielle  » : Les partenaires ont la responsabilité de développer le réseau mais cela ne va pas de soi...
La sécurisation du budget de l’AEFE sur les 2 prochaines années est liée à une remise à plat de l’institution. La Mlf, tributaire de l’environnement institutionnel, a contribué grandement au printemps à la réflexion sur la politique francophone de la France à l’international au travers des groupes de travail du MEN et MEAE dont les conclusions sont attendues fin 2018.

Evolution de l’homologation :
La MLF plaide depuis longtemps pour que l’enseignement français soit un objet de coopération, davantage inscrit dans les contextes locaux. Elle préfère évoquer la « fidélité au programme français » plutôt que « le respect d’une conformité ».

François Perret, son président, a passé en revue les forces et faiblesses du réseau mlfmonde :
- Repli des écoles d’entreprise passant de 21 à 19 soit 10 postes de détachés en moins. Ces écoles doivent s’adapter et proposer de nouvelles formes de scolarisation prenant parfois appui sur des structures locales ou internationales.
- EPR : Les établissements en pleine responsabilité (31), montrent une bonne capacité de résistance aux chocs économiques. Notamment au Maroc où le réseau OSUI (Office scolaire universitaire international) reste très attractif en dépit d’une concurrence ascendante. La coopération ouverte avec l’université internationale de Rabat (UIR) pour ouvrir des établissements privés régionaux sur programme marocain enrichis de l’approche française se poursuit et devrait se concrétiser à la rentrée 2020. Une belle progression également en Italie où l’école française de Florence enregistre une évolution de ses effectifs et une croissance globale dans différentes zones : Espagne , Golfe-Egypte, Afrique (L’offre d’enseignement se redessine au lycée Mermoz -programme ivoirien en histoire).
A l’inverse, l’attractivité du modèle français stagne aux Etats-Unis. Le président reste prudent quant à l’avenir, qui dira si la cohabitation du programme français et du baccalauréat international bilingue renforcé peut apporter une réponse à certains établissements en mal de compétitivité.

Fermeture en fin d’année scolaire de l’école de Bénidorm.
Les établissements d’Erbil dans le Kurdistan d’Irak et l’école française de Thessalonique sont en grande difficulté. Erbil compte 150 élèves, la communauté internationale a quitté le pays et l’école attire peu la population locale. Le déficit cumulé est de 2M€. L’Etat français doit l’aider au travers de la prise en charge de poste de détachés.
Thessalonique : Le déficit cumulé est de 2.5M€. Un plan de redressement (réduction de la masse salariale) est mis en œuvre.
Les établissements du Liban ont connu une année très troublée du fait d’une augmentation massive des salaires des enseignants libanais avec un contentieux qui dure.

Détachements au 26 juin :
104 postes à pourvoir, 27 refus dont 16 après recours. La MLF a saisi le ministre.

Le fonctionnement des établissements est de plus en plus coûteux : sécurité des lieux et des personnes, sécurité juridique, équipement numérique.
Cela génère des tensions économiques pour les familles. Elles souhaitent plus de prévisibilité pour planifier la scolarisation de leurs enfants.

Les défis :
• les enseignants détachés mieux adaptés à l’étranger, les enseignants locaux mieux préparés
• des frais de scolarité les plus contenus possible, plus de prévisibilité pour les familles
• la valorisation du programme français et un système de suivi et d’évaluation performant ;
• la langue française et les langues comme projet pédagogique international ;
• des langages pour les apprentissages ;
• des élèves engagés.