“ Aucune incidence de la réforme du collège sur la politique des langues de l’AEFE. ”

Le réseau n’est pas concerné par l’anticipation de la LV2 en 5ème ni par la disparition des classes bilangues ou des sections européennes. Damien Durand
Voir la circulaire sur les langues d’août 2015.

“ La richesse culturelle du monde est sa diversité en dialogue.”
La philosophie de l’enseignement des langues à l’AEFE répond aux attentes de l’UNESCO insiste Alain Rossignol, IPR de langues vivantes. Elle vise à « encourager la diversité linguistique dans le respect de la langue maternelle, à tous les niveaux de l’éducation et stimuler l’apprentissage du plurilinguisme aussitôt que possible ».
Cette philosophie repose aussi sur une vision politique et stratégique : “Nous vivons dans un monde globalisé dans lequel les biens, les personnes circulent librement. Notre but est de permettre aux élèves de se mouvoir dans ce monde, dans le cadre d’une mobilité géographique, professionnelle et personnelle. Nous visons une compétence plurilingue, à savoir la capacité à transférer les compétences acquises d’une langue vers l’autre, pratiquer un décloisonnement linguistique et culturel, et cela même dans des langues et cultures qu’on ne leur aura pas enseignees.”

L’enseignement des langues
repose sur 3 piliers :
La langue française vécue et pensée comme une langue vivante qui évolue. C’est une langue maternelle 2 pour les enfants non francophones.
Le bilinguisme français/langue du pays d’accueil
L’apprentissage de langues de diffusion internationale (l’anglais allant de soi, il faut élargir et diversifier l’apprentissage de langues autres..)
La recherche en didactique et en neurosciences, impose de passer de la notion de filière à celle de parcours didactiques intégrés (curricula) des langues et des DNL (discipline non linguistique).

Parmi les stratégies et dispositifs indispensables :

=> Globaliser les horaires en langues sur un cycle donné et varier leur distribution au cours de la scolarité.
=> L’ouverture précoce de sections internationales dans la langue et la culture du pays hôte, permettant ainsi de promouvoir le baccalauréat français et sa reconnaissance par les universités locales. Lorsque cela n’est pas possible il est souhaitable de construire un parcours linguistique qui permette aux élèves de passer les épreuves en langue nationale au baccalauréat.
La SI peut s’installer dès le primaire ou la 6ème. On peut ensuite en ouvrir dans une langue tierce, choisie en fonction du contexte. Les passerelles doivent être possibles pour entrer ou sortir d’une SI au moment charnière des cycles.
- Dans les pays où il existe des diplômes binationaux (Abibac, Bachibac, Esabac), la section internationale a d’autant plus vocation à exister.
=> L’enseignement de disciplines enseignees –au moins partiellement– en langue étrangère s’inscrit, au collège, dans le prolongement de ce qui a eté mis en place dès l’école élémentaire. 
- Varier cette discipline : choisir une et une seule discipline dans un établissement comme enseignement en langues tout au long d’un curriculum risque de s’averer contreproductif.