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Deuxième Réunion interministérielle

"L’enseignement français à l’étranger" - 23 novembre 2016

Interlocuteur et force de proposition reconnus grâce à sa connaissance approfondie du réseau acquise par l’étendue de sa représentativité, La FAPEE représentait l’ensemble des parents d’élèves du réseau, gestionnaires et non gestionnaires, français et étrangers.

Principaux points de l’intervention de Xavier Gonon

1. Nous sommes très inquiets des contraintes budgétaires qui pèsent sur l’AEFE, nous sommes vigilants sur les sujets de ressources humaines et de sécurité dans les établissements .

Concernant les parents :

2. Qu’ils soient français expatriés ou étrangers, la grande majorité des parents font le choix actif de l’enseignement français. C’est, pour de nombreuses familles, un investissement humain, culturel et financier majeur et elles ont des attentes fortes en termes d’offre éducative. Ils recherchent un enseignement français rénové, bienveillant, accueillant, puisant largement dans les ressources numériques, et international, à la fois bilingue et plurilingue, balisé du primaire jusqu’au bac, notamment par la mise en place de sections internationales au collège et au lycée - et si possible - jusqu’à un bac OIB ou un bi-diplôme.

3. Nous insistons sur l’implication forte des parents d’élèves du réseau qui s’engagent pour la communauté et particulièrement dans les comités de gestion des établissements conventionnés. Grâce à eux se noue un modèle rare de partenariat, économiquement peu coûteux pour l’Etat Français et ayant des résultats extrêmement efficaces (développement des établissements, diffusion de la francophonie, rayonnement de la France et promotion de nos valeurs...)
La pérennité de ce modèle -et donc le renouvellement de l’engagement bénévole des parents- passe obligatoirement par la qualité du partenariat qui se construit avec l’AEFE ou la MLF, notamment du dialogue avec la FAPEE.

4. Les parents sont des acteurs de terrain incontournables. Ils ont l’expérience de la diversité des contextes et il convient de les associer aux décisions stratégiques tant au niveau du pilotage du réseau que dans celui des établissements, comme le recommande d’ailleurs la Cour des Comptes.

5. L’enjeu est de préserver la qualité et la force de l’enseignement français mais en se gardant d’une modélisation normative trop fortement administrative pour privilégier une adaptation fine et prenant en compte le contexte local et les acteurs de terrain.

Principaux points sur lesquels porteront les efforts des deux ministères

  • Les ministres ont décidé de mettre en œuvre une politique ambitieuse de formation des personnels recrutés localement, en présentiel et en ligne (partenariat avec les ESPE (écoles supérieures du professorat et de l’éducation), les universités, création de centres de formation qualifiante),
  • Meilleur suivi de l’homologation des établissements par la mise en place d’une plateforme dédiée,
  • Gestion des ressources humaines plus efficace, qui permette d’anticiper les besoins du réseau, le parcours de carrière et le retour en France des personnels
  • Accélération de l’offre éducative complémentaire : mise en place d’une école française numérique à l’étranger, de sections francophones notamment via le label France Education…