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Bourses du gouvernement françaispour l’enseignement supérieur en France

Eléments de la loi de finance 2019/programme 185

Bourses = 64 572 657 €

Les bourses constituent un instrument important du MEAE pour promouvoir l’accueil et la formation en France des futures élites étrangères. Elles sont étroitement liées à la stratégie visant à renforcer l’attractivité de notre territoire dans une logique de diplomatie économique et d’influence. Les bourses sont attribuées, selon les cas, par les postes diplomatiques ou par l’administration centrale. Leur mise en œuvre est assurée principalement par l’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) Campus France, opérateur unique créé par le décret du 30 décembre 2011 en application de la loi du 27 juillet 2010 sur l’action extérieure de l’État.

Politique de bourses

La politique d’attribution des bourses étudiantes du Gouvernement français (BGF) correspond à des objectifs précis en matière d’attractivité : mobilité encadrée, priorité aux niveaux master et doctorat, concentration sur des disciplines-clés (filières scientifiques et sciences de l’ingénieur, économie, gestion, management, droit et sciences politiques). Elle reflète les priorités géographiques et stratégiques de l’action extérieure de la France : elle vise tout particulièrement à accueillir davantage d’étudiants issus des pays émergents, en lien avec notre diplomatie d’influence, et à accompagner notre politique étrangère, par exemple en matière de développement durable et de lutte contre le changement climatique.

L’attribution des bourses s’appuie sur une forte sélectivité, en mettant l’accent sur les programmes s’inscrivant dans une logique de coopération, en valorisant au mieux un effet de levier (appui aux partenariats universitaires et scientifiques, programmes à coûts partagés ou cofinancés lorsque le contexte économique le permet).

Outre les BGF, d’autres types de bourses peuvent être mises en œuvre via différents canaux d’attribution :

a) Les postes diplomatiques peuvent développer des programmes de bourses cofinancées, notamment sous la forme de subventions versées à des institutions locales partenaires, établissements d’enseignement supérieur par exemple. C’est notamment le cas des bourses de gouvernements étrangers (BGE – 4 665 en 2016 et 4 187 en 2017, un chiffre qui devrait être proche en 2018).

b) Les bourses du programme « Excellence Major », gérées par l’AEFE (en 2017, 985 boursiers bénéficiaires, nombre stable en 2018, pour un montant global de 7 M€, dont 3,6 M€ versés à l’AEFE sous forme de subventions), et permettent aux bacheliers étrangers des lycées français à l’étranger de poursuivre leurs études supérieures en France, jusqu’à l’obtention d’un diplôme de niveau master.

c) L’université franco-allemande (UFA) compte en 2018 6400 étudiants et près de 300 doctorants répartis au sein d’un vaste réseau d’établissements dans les deux pays. L’UFA propose des cursus binationaux, parfois tri-nationaux, aux niveaux licence et master, dans des disciplines variées. Au cours de l’année universitaire 2017-2018, l’UFA a consacré près de 8 M€ au financement, par des bourses, de la mobilité de ses étudiants. L’UFA accompagne également la coopération de recherche et la structuration de cursus d’études intégrés.

d) Le MEAE attribue depuis 2018 des bourses d’études dans le cadre du programme « Make Our Planet Great Again » (MOPGA), lancé par le Président de la République pour favoriser la mobilité d’étudiants et de chercheurs sur des formations ou des projets de recherche en lien avec la lutte contre le changement climatique et la dégradation de la Terre. 2 451 000 € ont été mobilisés sur crédits centraux en 2018. Le contingent de chercheurs et d’étudiants sélectionnés pour MOPGA est le suivant :

- 23 doctorants financés sur 3 ans, sur la base d’un cofinancement MEAE et laboratoires d’accueil ;
- 50 étudiants en master pour 12 mois de bourses avec le statut de BGF, sur une durée de 12 mois ;
- 15 chercheurs financés sur 12 ou 24 mois via une subvention versée à leur laboratoire pour un cofinancement ;

- Formule « Short Stay » qui consiste à financer des séjours en France de 14 jours à 5 mois. 68 « Short Stay » sont prévus.