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"Nouvel élan pour l’enseignement français à l’étranger"

"Nouvel élan pour l'enseignement français à l'étranger"

C’est un Discours fondateur" qu’a tenu le président Macron devant 300 élèves et étudiants des cinq continents, à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, afin de présenter sa stratégie internationale pour la langue française et le plurilinguisme. Il a annoncé qu’un "nouvel élan" serait donné aux lycées français à l’étranger ; "les moyens seront maintenus."

"Les moyens seront maintenus"
Les débats sur le budget 2018 de l’AEFE lors du CA de novembre ont bien montré qu’à périmètre constant la subvention de l’Etat à l’AEFE était insuffisante, notamment à cause du différentiel sur les pensions civiles.
Pour atteindre l’équilibre réclamé par Bercy, l’AEFE a engagé une suppression de 500 postes sur 3 ans. Ces postes manquent dans les établissements. Est-ce que c’est à ce niveau que les moyens seront maintenus ? Pour la FAPEE et les familles qu’elle représente, ce n’est pas suffisant.
On parle de moyens financiers ou humains ? de budget ou de nombre de postes ?

Doubler le nombre d’élèves dans les lycées français à l’étranger
Emmanuel Macron a fixé l’objectif de doubler le nombre d’élèves dans les lycées français à l’étranger qui sont, selon lui, la "colonne vertébrale de notre offre d’enseignement à travers le monde." Ils accueillent actuellement près de 350 000 jeunes dans 500 établissements.
« Ce réseau sera consolidé et dynamisé », a indiqué le chef de l’État, afin de répondre à la demande croissante d’enseignement français à l’étranger. Pour cela, il faudra développer, selon lui, les établissements « partenaires », mieux associer le secteur privé et créer des pôles régionaux de formation pour former les nouveaux enseignants, notamment au Mexique ou au Liban. Il faudra aussi accompagner le développement des sections bilingues dans les établissements des pays partenaires.

Associer le secteur privé pour doubler le nombre d’élèves

Nous approuvons cette nouvelle ambition donnée au réseau qui confirme son rôle important dans la politique de la francophonie. Mais qu’entends-t-on par "secteur privé" ?
Aujourd’hui près de 85% des établissements ne sont pas des EGD, et sont soit gérés par les parents d’élèves (comités de gestion des conventionnés et de partenaires) soit par des fondations ou des structures à but plus commercial.
La plus grande part du réseau fonctionne déjà sur un mode de partenariat public - privé (ou associatif)
Nous souhaitons que le développement du réseau se fasse d’abord par l’appui à cet engagement bénévole de parents d’élèves dans les établissements conventionnés ou partenaires.
Ces établissements à gestion parentale savent déjà trouver les ressources financières pour faire face aux investissements et assurer la rentabilité de leurs établissements tout en préservant des frais de scolarité accessibles. Il est, par contre, nécessaire de redéfinir clairement le type de partenariat de ces comités de gestion avec l’AEFE, les périmètres de compétences et les obligations de chacun.

"Dans le domaine de l’enseignement supérieur, je souhaite que nos établissements osent s’implanter en dehors de nos frontières. Il s’agit de doubler le nombre d’élèves en 2022. Nous pouvons réussir ce pari si nous décidons d’investir à nouveau."
"Je souhaite qu’il y ait dix ouvertures par an d’alliances françaises. Nous en avons rouvert une récemment en Tunisie, je m’en félicite. Je souhaite que les crédits alloués à ces institutions soient sanctuarisés."

Le président de la République a évoqué l’enjeu de l’usage de la langue française.
"Nous devons faire du français une langue majeure d’échange, de communication..."il faut aussi ramener ceux qui parlent anglais à la langue française. Il y a une francophonie économique qu’il nous faut réembrasser, dont il faut retrouver la vigueur’, et notamment sur Internet, évoquant sur les réseaux sociaux "un combat à la fois politique et culturel".
" Nous encouragerons les universités du monde francophone à développer des cours en ligne numériques ; un déploiement massif du réseau social des professeurs de français en visant 175 pays. Nous mettrons en place le premier incubateur dédié à l’apprentissage de la langue.
(...)

"Nous ne relèverons ce défi que si nous arrivons à faire lever une génération de militants et de héros : les professeurs de français. A chaque fois que nous avons décidé de fermer une classe ou de se priver d’un professeur, la langue française a reculé. Le professeur de français est le garant et le moteur de la vitalité de la langue française."

"Je souhaite qu’en Europe soit enseignées deux langues en plus de la langue maternelle. L’anglais n’est pas la seule langue qui a vocation d’être parlée par les Européens. Les entreprises doivent prendre leur responsabilité."

Extraits du discours