L’Ambassade et l’AEFE envisagent la cession de l’école André Malraux, St Petersbourg
Ce petit établissement qui peine à se développer serait repris par l’association Scolae Mundi, dirigé par monsieur Le Roch, opérateur privé d’écoles françaises à l’étranger qui gère des établissements à Sarajevo, Skopje et Odessa. Le poste diplomatique et l’AEFE y sont favorables sans que les parents d’élèves aient réellement été consultés au préalable, le projet leur ayant été présenté comme acquis.
Nous avons contacté le président de Scolae Mundi qui nous a expliqué son projet. Selon lui, il y a un potentiel pour augmenter le nombre d’élèves de façon importante et assurer l’attractivité de l’école, notamment en ouvrant une section collège du CNED et en favorisant les fratries.
Même si on peut donner crédit à monsieur Le Roch de sa capacité à gérer des écoles partenaires, il s’agit malgré tout d’une privatisation d’un EGD et une telle décision ne peut pas se faire sans que le conseil d’administration de l’AEFE ne soit consulté et que l’on puisse étudier en détail les raisons qui justifieraient l’abandon du statut EGD et les solutions alternatives, notamment la transformation en établissement conventionné à gestion parentale.
En tout état de cause, il apparait urgent de confirmer qu’à la rentrée prochaine l’école André Malraux conservera son statut EGD pour permettre d’étudier sereinement toutes les options.
La FAPEE a donc demandé officiellement au président du Conseil d’Administration que cette question soit portée à l’ordre du jour du CA du 28 juin et qu’elle soit soumise au vote des administrateurs.
Évolution du réseau : nos propositions
Le Président de la République lors de son discours du 20 mars dernier a fait une annonce majeure pour l’avenir du réseau de l’enseignement français à l’étranger. Il s’est engagé à « consolider, dynamiser le réseau pour garantir sa pérennité », à maintenir les moyens et à ce que « le nombre d’élèves accueillis au sein du réseau scolaire français » double d’ici 2025-2030, avec l’appui d’établissements partenaires et en développant des pôles régionaux de formation.
Jusqu’à présent, nous n’avions pu qu’exprimer notre opposition à la tendance longue de hausse des frais de scolarité en compensation de la diminution de l’engagement financier de l’Etat depuis 2012, à la baisse du nombre de titulaires et plus généralement au manque d’ambition qui était assignée au réseau. Dans une note aux candidats à l’élection présidentielle de mars 2017, lors de nos déclarations (à télécharger) aux différents Conseil d’Administration de l’AEFE, nous avons systématiquement alerté sur des mesures qui mettaient en péril l’avenir même du réseau de l’enseignement français à l’étranger et réclamé le lancement d’un chantier plus ambitieux.
La FAPEE, qui représente près de 180 associations de parents d’élèves, gestionnaires et non gestionnaires, ne peut donc que se réjouir de ces annonces. Mais il serait inconcevable que nous ne soyons pas associés au plus tôt à la définition des objectifs stratégiques, et à une réflexion approfondie sur les moyens à mettre en œuvre. Pourquoi ? Parce que les parents d’élèves financent aujourd’hui 63% du budget de l’AEFE et parce qu’une école c’est avant tout un projet collectif, un investissement sur 14 ans pour les familles et une adhésion des parents et des élèves à un projet pédagogique.
Il ne s’agit donc pas de réfléchir seulement à une réforme de l’AEFE (nécessaire 28 ans après sa création) mais d’avoir une vision plus large sur tout ce qu’implique l’annonce présidentielle.
Il faut s’interroger sur le pilotage stratégique du réseau qui doit prendre en compte l’évolution de la présence française à l’étranger, les possibilités de scolarisation alternatives dans le pays et le marché de la scolarité française face à la croissance des offres concurrentes
Il faut s’interroger sur sa mise en œuvre. Le doublement du nombre d’élèves suppose la capacité à créer entre 50 et 60 établissements de 400 élèves par an, d’ici à 2030. C’est très ambitieux et ça nous oblige à repenser les moyens financiers, la gouvernance du réseau et l’offre pédagogique. Cette ambition exige de ne pas s’en remettre seulement à des partenaires privés comme l’a évoqué le Président de la République, mais requiert une réflexion approfondie sur la capacité des structures actuelles à envisager une telle croissance.
Notre vision
● Nous partageons les missions qui ont été assignées au réseau par le législateur : mission de scolarisation des élèves français, mission d’influence par l’accueil d’élèves étrangers dans les établissements d’enseignement français, et coopération entre les systèmes éducatifs français et étrangers ;
● L’AEFE doit être renforcée dans ses missions de gestion et de recrutement du personnel détaché, dans ses missions d’homologation, de formation et d’inspection ;
● L’AEFE doit rétablir la relation de confiance qu’elle entretient avec les familles qui ont, pour la plupart d’entre elles, volontairement choisi l’école française. Cela passe par une maîtrise des coûts et une transparence budgétaire pour rassurer sur la capacité des familles à financer les 14 ans de scolarité d’un élève ;
● L’AEFE doit développer sa mission de promotion du réseau en s’appuyant sur ses meilleurs ambassadeurs : les parents d’élèves et les alumni. Il convient de renforcer le partenariat effectif avec les parents d’élèves, dans un esprit constructif que ce soit dans la gouvernance de l’AEFE, et au sein des établissements à gestion directe ou conventionnés ;
● L’engagement budgétaire de l’Etat Français, qui a régulièrement diminué jusqu’en 2017, doit permettre à toutes les familles françaises de pouvoir accéder à un établissement français à un coût abordable et de pouvoir bénéficier d’une aide à la scolarité pérenne. Cet engagement budgétaire doit nécessairement évoluer en fonction de la croissance du réseau.
En conformité avec cette vision, la FAPEE a élaboré 50 propositions, qui pour certaines s’inscrivent dans la continuité du rapport Lepage-Cordery de décembre 2014, du rapport Perret de juillet 2015, du rapport de la Cour des Comptes d’octobre 2016.
Ces propositions ont été communiquées à nos interlocuteurs (Présidence de la République, Ministère des Affaires Etrangères et Ministère de l’Education Nationale, Parlementaires, Inspection Générale des Affaires Etrangères, Direction Générale de la Mondialisation, AEFE et MLF) dans le but d’être discutées avec nous lors de prochains groupes de travail que nous souhaitons rapidement mis en place.
lien texte intégral : "50 pistes de réflexion pour l’évolution du réseau"
Nos propositions, résumées ci-après, s’articulent autour de 5 axes de réflexion
1. L’offre pédagogique
Pour assurer la croissance du réseau dans une pluralité de spécificités locales, l’offre pédagogique doit être innovante et s’adapter aux attentes des parents, notamment en ce qui concerne le plurilinguisme, les filières technologiques et professionnelles.
2. La gouvernance et le financement de l’AEFE.
Les parents d’élèves sont sous-représentés au CA de l’AEFE (2 sièges sur 28) de même que les organismes gestionnaires des établissements conventionnés. Nous demandons un rééquilibrage de la représentation des parents au moins au niveau de celui des personnels (5 sièges)
Nous demandons également à faire partie du Comité Technique qui élabore les circulaires de l’AEFE et à ce que les membres du Conseil d’Administration soient associés à l’élaboration du budget de l’agence en amont du CA.
Le statut de L’AEFE et des EGD interdit d’emprunter pour financer les projets immobiliers, ce qui est un non-sens économique. Nous demandons une évolution du statut de l’agence ou une autonomie juridique des EGD permettant le recours à l’emprunt pour les projets immobiliers.
Enfin, l’Etat doit s’engager à ce que la quote-part du financement par les frais de scolarité soit stabilisée (comme l’y oblige l’article L452-2 du code de l’éducation) et donc à ce que la dotation budgétaire au réseau soit corrélée à la croissance du réseau.
La part employeur des pensions civiles doit être prise en charge par le Ministère de l’Education Nationale.
3. L’évolution du statut des établissements
Comme au CA de l’Agence, la représentation des parents dans les Conseils d’Etablissement doit être revue.
Les parents doivent être associés à l’élaboration du budget des EGD au sein d’une commission permanente et le vote en CE doit devenir délibératif.
La convention liant l’AEFE et les organismes gestionnaires doit donner plus de garanties contractuelles aux parents sur l’évolution des contreparties financières et sur la mise en place d’un organigramme adapté à chaque établissement et confirmant les domaines de responsabilité de chaque partie. L’organisme gestionnaire doit participer à l’élaboration de la lettre de mission du chef d’établissement et à l’évaluation de sa performance.
Les établissements partenaires qui seraient à but lucratif doivent faire l’objet d’un contrôle budgétaire pour limiter la hausse des frais de scolarité et assurer la pérennité des établissements.
4. Les personnels
Nous demandons l’engagement d’un taux d’encadrement par des titulaires du MEN suffisant pour garantir une qualité d’enseignement homogène dans tout le réseau. Ce taux d’encadrement devant être adapté en fonction de la capacité des établissements à embaucher dans le pays des personnels recrutés locaux suffisamment compétents.
Une formation diplômante initiale et/ou continue pour les recrutés locaux non titulaires doit être développée et reconnue par l’ensemble des opérateurs du réseau.
Dans la continuité du rapport Cordery-Lepage de décembre 2014, faire évoluer les différents statuts expatriés, résidents et détachés directs vers un statut de "détachés mobiles" rémunérés par l’AEFE et en partie par l’établissement, avec une obligation de mobilité, et un statut de "détachés résidents" pour les titulaires qui souhaitent s’établir dans le pays, mais garantissant le droit à l’avancement et à la pension civile (part patronale prise en charge par le MEN).
5. Coopération éducative
Dans les pays où il existe une offre scolaire de qualité, il faut développer les partenariats avec le système scolaire local ou les établissements internationaux plurilingues ; et en Europe, privilégier les passerelles entre les systèmes éducatifs avec la perspective à long terme d’une scolarité européenne.
lien texte intégral : "50 pistes de réflexion pour l’évolution du réseau"
Le COMEX de Singapour invité au séminaire des partants
Corrine Petit, parent d’élève, secrétaire générale du Conseil Exécutif (entreprises et parents) du lycée français de Singapour et Yves Marcel, directeur exécutif en charge de toutes les fonctions supports, sont venus présenter le modèle de gouvernance partagée au séminaire des personnels de direction partant dans le réseau.
Ils ont illustrés la pratique de ce fonctionnement par une étude de cas : l’implantation du nouveau parcours langues au lycée.
La Direction pédagogique avait le projet de remplacer la parité horaire au primaire par une répartition de 2/3 français- 1/3 anglais.
Le Conseil Exécutif a demandé au Comité de Direction (direction pédagogique/direction exécutive) d’étudier les impacts support (RH, coût, m2, etc..), d’analyser les prévisions d’effectifs et d’étudier la demande des familles.
Une étude de marché a permis de réaliser que la communauté française était extrêmement sollicitée par les établissements anglo-saxons de Singapour qui leur ouvraient des filières francophones (parité horaire)
Le Comité de Direction a finalement proposé d’étendre la parité horaire en maternelle et élémentaire à la rentrée 2018 et de déployer en parallèle de 2/3-1/3 sur tous les niveaux cycles 1, et 3 à la rentrée 2019.
LES APE SE PRESENTENT
Les parents engagés dans le réseau, c’est beaucoup de valeur ajoutée en moyens éducatifs !
Séminaire et Entretiens
En parallèle à notre participation à la semaine des chefs d’établissement partant dans le réseau AEFE où nous avons présenté les associations de parents d’élèves et expliqué les attentes des familles, nous avons fait un point sur les pistes de réforme de l’enseignement français à l’étranger telles que nous les envisageons côté parents et telles qu’elles semblent se dessiner dans les groupes de travail du MEAE, AEFE-Mission Laique et de l’éducation nationale.
Nous avons échangé avec le directeur de l’AEFE, Christophe Bouchard, été reçus par le directeur général de la Mission Laïque, Jean-Christophe Deberre et à la Direction générale de la Mondialisation, tutelle de l’AEFE, par Dominique Depriester.
Du côté des élus, nous avons vu la députée Samantha Cazebonne et le sénateur Jean-Yves Leconte.
Un avenir pour Bénidorm ?
La fermeture de l’école primaire Pablo Picasso, annexe du lycée français d’Alicante a été discutée lors de notre rendez-vous avec Jean-Christophe Deberre, vendredi 18 mai. Les parents que nous sommes allés rencontrer à Bénidorm dénoncent l’abandon de la Mission Laïque et l’assèchement volontaire des effectifs (33 aujourd’hui). L’école a perdu son homologation l’an passé pour des raisons de sécurité. Jean-Christophe Deberre a invoqué le déficit de fonctionnement et la difficile collaboration avec les parents. Cette école de proximité épargnait un trajet de bus de 40km aux enfants les plus jeunes de la région. En attendant, le site a été rétrocédé à l’APE qui en devient gestionnaire. Nous pensons très fortement que cette école et l’enseignement français ont un avenir à Bénidorm. Une réflexion sur la scolarisation des maternelles semble s’amorcer.
AG des APE d’Espagne
Ce vendredi 27 avril s’est tenue l’assemblée générale annuelle de la Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français en Espagne (FAPALFE) -membre de la FAPEE- qui réunit les APE d’Alicante, Barcelona, Bilbao, Valencia, Madrid, Valladolid, Villanueva, Sevilla, Málaga, Murcia, Tenerife, Zaragoza, Gran Canaria.
Organisée cette année par l’APE du lycée français de Valence aimablement invitée par l’Institut Français, l’assemblée accueillait également Isabelle Tardé du Bureau de la FAPEE et Virginie Royer, administratrice, de l’APE de Charles de Gaulle à Londres ainsi que l’assistante parlementaire de Samantha Cazebonne, Jeanne Lagabrielle.
Cette assemblée générale revêtait, évidemment, une importante particulière, au lendemain de la réélection de la Députée de la 5ème circonscription alors que l’intention de réforme de l’AEFE se précise et à laquelle les parents doivent être partie prenante.
La FAPEE a présenté le cadre global des problématiques, à la fois générales mais aussi liées aux différentes catégories d’établissements, et les enjeux de l’enseignement français à l’étranger. Parmi les nombreux thèmes abordés, outre les questions inhérentes au financement et à l’organisation du réseau, , ont été évoqués la qualité de l’enseignement et la formation des enseignants, les remplacements en cas d’absence, l’école inclusive, la mobilité des élèves et les échanges au sein des établissements du réseau, l’aide à la scolarité pour les élèves français (les conseils consulaires de Bourses se sont tenus la semaine dernière à Madrid et Barcelone) et les caisses de solidarité créées au niveau des établissements pour souvenir des familles confrontées à quelque grave difficulté.
Les 13 APA’s de la FAPALFE, toutes associations reconnues et représentatives, ont décidé de renforcer leur communication et les échanges de bonnes pratiques, dans l’esprit constructif qui caractérise les APE des lycées français à l’étranger membres du réseau de la FAPEE.
La FAPEE réunit 180 APE à travers le monde. Elle siège au conseil d’administration de l’AEFE, établissement public administratif dépendant du ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères, et au conseil d’administration de la Mission Laïque Française.
Bureau de la FAPEE : info(at)fapee.com
Contact en Espagne : jnp.apaelm(at)gmail.com
Mission laïque : congrès 2018
L’édition 2018 a exploré toutes les ressources qu’offre une pédagogie laïque pour construire un établissement apprenant au service de chaque élève dans une société interculturelle et solidaire.
Lire le compte-rendu des parents.
Parler des parents au séminaire des chefs d’établissement
Notre message à vos prochains proviseurs : rapprochez vous des parents d’élèves, pour les écouter et les associer. Ce sont vos meilleurs partenaires pour réussir votre mission de chef d’établissement.
Depuis lundi 14 mai, la FAPEE participe au "séminaire des partants" de l’AEFE. Durant 4 jours, les chefs d’établissement, les DAF et les directeurs d’école qui prendront un nouveau poste à la rentrée prochaine sont formés à leurs futures responsabilités. Avec Isabelle Tardé, Corrine Petit et Yves Marcel de Singapour, nous intervenons pour expliquer le fonctionnement particulier des établissements français à l’étranger et les attentes spécifiques des parents d’élèves.
Hier, nous avons animé un atelier consacré aux établissements conventionnés au sein desquels la gouvernance est partagée avec les parents, ce qui a suscité de riches échanges et partages d’expérience.
Notre message à vos prochains proviseurs : rapprochez vous des parents d’élèves, pour les écouter et les associer. Ce sont vos meilleurs partenaires pour réussir votre mission de chef d’établissement.
Xavier Gonon
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