Actualités

11 octobre 2018

Bourses du gouvernement françaispour l’enseignement supérieur en France

Eléments de la loi de finance 2019/programme 185

Bourses = 64 572 657 €

Les bourses constituent un instrument important du MEAE pour promouvoir l’accueil et la formation en France des futures élites étrangères. Elles sont étroitement liées à la stratégie visant à renforcer l’attractivité de notre territoire dans une logique de diplomatie économique et d’influence. Les bourses sont attribuées, selon les cas, par les postes diplomatiques ou par l’administration centrale. Leur mise en œuvre est assurée principalement par l’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) Campus France, opérateur unique créé par le décret du 30 décembre 2011 en application de la loi du 27 juillet 2010 sur l’action extérieure de l’État.

Politique de bourses

La politique d’attribution des bourses étudiantes du Gouvernement français (BGF) correspond à des objectifs précis en matière d’attractivité : mobilité encadrée, priorité aux niveaux master et doctorat, concentration sur des disciplines-clés (filières scientifiques et sciences de l’ingénieur, économie, gestion, management, droit et sciences politiques). Elle reflète les priorités géographiques et stratégiques de l’action extérieure de la France : elle vise tout particulièrement à accueillir davantage d’étudiants issus des pays émergents, en lien avec notre diplomatie d’influence, et à accompagner notre politique étrangère, par exemple en matière de développement durable et de lutte contre le changement climatique.

L’attribution des bourses s’appuie sur une forte sélectivité, en mettant l’accent sur les programmes s’inscrivant dans une logique de coopération, en valorisant au mieux un effet de levier (appui aux partenariats universitaires et scientifiques, programmes à coûts partagés ou cofinancés lorsque le contexte économique le permet).

Outre les BGF, d’autres types de bourses peuvent être mises en œuvre via différents canaux d’attribution :

a) Les postes diplomatiques peuvent développer des programmes de bourses cofinancées, notamment sous la forme de subventions versées à des institutions locales partenaires, établissements d’enseignement supérieur par exemple. C’est notamment le cas des bourses de gouvernements étrangers (BGE – 4 665 en 2016 et 4 187 en 2017, un chiffre qui devrait être proche en 2018).

b) Les bourses du programme « Excellence Major », gérées par l’AEFE (en 2017, 985 boursiers bénéficiaires, nombre stable en 2018, pour un montant global de 7 M€, dont 3,6 M€ versés à l’AEFE sous forme de subventions), et permettent aux bacheliers étrangers des lycées français à l’étranger de poursuivre leurs études supérieures en France, jusqu’à l’obtention d’un diplôme de niveau master.

c) L’université franco-allemande (UFA) compte en 2018 6400 étudiants et près de 300 doctorants répartis au sein d’un vaste réseau d’établissements dans les deux pays. L’UFA propose des cursus binationaux, parfois tri-nationaux, aux niveaux licence et master, dans des disciplines variées. Au cours de l’année universitaire 2017-2018, l’UFA a consacré près de 8 M€ au financement, par des bourses, de la mobilité de ses étudiants. L’UFA accompagne également la coopération de recherche et la structuration de cursus d’études intégrés.

d) Le MEAE attribue depuis 2018 des bourses d’études dans le cadre du programme « Make Our Planet Great Again » (MOPGA), lancé par le Président de la République pour favoriser la mobilité d’étudiants et de chercheurs sur des formations ou des projets de recherche en lien avec la lutte contre le changement climatique et la dégradation de la Terre. 2 451 000 € ont été mobilisés sur crédits centraux en 2018. Le contingent de chercheurs et d’étudiants sélectionnés pour MOPGA est le suivant :

- 23 doctorants financés sur 3 ans, sur la base d’un cofinancement MEAE et laboratoires d’accueil ;
- 50 étudiants en master pour 12 mois de bourses avec le statut de BGF, sur une durée de 12 mois ;
- 15 chercheurs financés sur 12 ou 24 mois via une subvention versée à leur laboratoire pour un cofinancement ;

- Formule « Short Stay » qui consiste à financer des séjours en France de 14 jours à 5 mois. 68 « Short Stay » sont prévus.

26 septembre 2018

Langues de la famille, langues de l’école

* Prolongation jusqu’au 20 octobre

Langues de la famille, langues de l'école

Etes-vous une famille plurilingue ? Quelles langues parlent/étudient vos enfants ? Etes-vous satisfaits de l’apprentissage des langues dans les établissements du réseau ?
Participez à notre sondage jusqu’au 20 octobre, conjointement organisé par l’UPE du lycée français Jean Monet de Bruxelles et la FAPEE.

25 septembre 2018

Colloque International sur l’Éducation inclusive

Barcelone - 23 et 24 novembre 2018

Colloque International sur l'Éducation inclusive

La commission ALEDAS « Aider Les Enfants en Difficultés d’Apprentissages Scolaires » de l’APE du Lycée Français de Barcelone organise le 1er colloque International sur l’Éducation inclusive dans les Lycées Français à l’étranger en partenariat avec l’AEFE, la MLF, la Fapée, le LFB et l’Union des Parents d’Élèves du Lycée français de Bruxelles.

Pour s’inscrire

24 septembre 2018

La FAPEE en quelques chiffres et plusieurs langues

... Londres, Bruxelles, Munich, Rome, Madrid, Valence, Barcelone, Moscou, Tunis, Lisbonne, Marrakech, Casa, Meknès, Fès, Tanger, El Jedida, Kénitra, Rabat, Alger, Buenos Aires, Dakar, Le Caire, Pékin, Shanghai, Hong Kong, Singapour, Bamako, Libreville, Beyrouth, Zurich, Dusseldorf, San Francisco, Dubaï, Doha, Lagos, Bucarest, Varsovie …

Elle représente les associations de parents de plus de 170 établissements (AEFE et Mission Laïque/OSUI) répartis dans 90 pays, soit plus de 55 000 familles

  • La FAPEE est membre du Conseil d’Administration de l’AEFE, de la Commission Nationale des Bourses, de l’Observatoire des élèves à besoins éducatifs particuliers
  • Elle est membre du Conseil d’Administration de la Mission Laïque Française
  • Elle est informée, exigeante et constructive.

Elle valorise le bénévolat des parents engagés dans leurs établissements au service de l’ensemble de la communauté scolaire.

Elle défend :

  • Le rayonnement de l’enseignement français à l’étranger dans son ouverture et ses moyens à un coût raisonnable pour les familles
  • Un enseignement de qualité, multilingue, accueillant avec des personnels qualifiés
  • Un réel partenariat associant les parents a la scolarité de leurs enfants et au devenir de leur établissement.

La FAPEE regroupe exclusivement des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français dans le monde et est la seule fédération compétente sur leurs problématiques spécifiques (qui sont différentes de celles de l’enseignement public en France).
Elle a été créée en 1980 par des élus des Français de l’étranger et des parents de toutes nationalités.
Reconnue d’utilité publique, elle est indépendante de tout groupement d’intérêt catégoriel, syndical ou religieux.

La FAPEE en quelques chiffres (4 langues)

PDF – 520 ko

Brochure de présentation FAPEE

PDF – 303.3 ko

24 septembre 2018

Colloque Enfance et Expatriation

Palais du Luxembourg vendredi 28 septembre

Colloque Enfance et Expatriation

La communauté française à l’étranger a doublé en vingt ans. Elle est estimée à ce jour entre 2 et
2,5 millions de personnes et, on l’oublie trop souvent, le quart de cette population a moins de 18 ans. En effet, l’expatriation est bien souvent une démarche familiale qui concerne aussi bien des adultes que des enfants. Grandir à l’étranger, dans un univers multiculturel, constitue pour ces enfants d’indéniables atouts dans notre monde globalisé : découverte, enrichissement culturel, ouverture à l’autre, adaptabilité, plurilinguisme. Mais quitter un environnement familier pour s’installer à l’étranger, suivre ses parents lors de déménagements successifs ne sont pas des événements anodins dans la vie d’un enfant. Une telle expérience soulève de nombreuses interrogations en termes de construction identitaire de l’enfant et de cohérence du parcours scolaire par exemple, notamment pour les enfants binationaux appelés à vivre dans des pays tiers.

Claudine Lepage, sénatrice représentant les Français établis hors de France et présidente de l’association Français du monde-adfe, est à l’initiative du colloque « Enfance et expatriation » qui réunira le vendredi 28 septembre au Palais du Luxembourg une vingtaine d’intervenants, aussi bien institutionnels que politiques et associatifs. C’est la première fois qu’un colloque s’intéresse aux enjeux relatifs aux enfants expatriés et binationaux : quels sont les difficultés et les bénéfices du plurilinguisme pour les enfants ? Quel est l’impact de l’interculturalité sur la construction des enfants ? Quels choix s’offrent en matière de scolarisation et quelles stratégies d’apprentissage adopter ? Comment garantir et protéger au mieux les droits de ces enfants ? Quels enjeux soulève la situation des enfants nés de couples binationaux vivant hors de France ? Quelles sont les modalités d’adoption à l’étranger ? Quelles en sont les conséquences au regard du droit de la nationalité ?
Les intervenants aborderont ces questions et confronteront leurs points de vue à l’occasion de quatre tables rondes :

– 9h15-10h45 : Expatriation, interculturalité et bilinguisme
– 11h15 – 12h45 : Apprendre, étudier, échanger : l’enfant au cœur du réseau d’apprentissage
– 14h-15h30 : Pour une meilleure protection juridique des enfants et de leur famille
– 16h-17h30 : Adoptions et conséquences sur la nationalité française de l’enfant

21 septembre 2018

138 Sections internationales dans le réseau

Dans 33 pays

Sections internationales 2018-19

PDF – 463.6 ko

13 septembre 2018

Propositions pour une meilleure maîtrise des langues vivantes étrangères

Synthèse

Rapport remis au ministre le 12/09/2018

Propositions pour une meilleure maîtrise des langues vivantes étrangères

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Recommandations

Reconnaître la place de l’anglais dans un contexte résolument plurilingue
Inscrire l’anglais comme langue obligatoire dans le parcours de tous les élèves, en langue vivante 1 ou 2.
Augmenter le niveau attendu des élèves en anglais oral, à la fin des cycles 3 et 4.

Mieux préparer les enseignants à l’entrée dans le métier

  • Intégrer dans le parcours de formation des enseignants du premier degré et de disciplines dites non linguistiques une période de mobilité dans le pays de la langue étudiée.
  • Pour les spécialistes de langues étrangères, encourager et faciliter un temps d’immersion dans le pays de la langue étudiée d’au moins un semestre, idéalement d’une année.
  • Évaluer les compétences des professeurs des écoles en langue au concours de recrutement en anglais, allemand, espagnol et italien.
  • Mettre en place un plan de montée en charge des compétences des professeurs des écoles sur cinq années, en développant notamment le recours aux locuteurs natifs formés à la pédagogie.
  • Valoriser les compétences en langues au concours du second degré dans les disciplines dites non linguistiques par une épreuve optionnelle au Capes.

Mieux accompagner les enseignants dans l’exercice du métier

  • Mieux guider les enseignants du premier degré en leur indiquant ce qui est attendu des élèves, avec des repères de progression annuels.
  • Construire la continuité école-collège dans le cadre de l’école du socle, faire travailler ensemble les enseignants du premier degré et du collège.
  • Prendre en considération la demande des enseignants de plafonner les effectifs à 20 élèves en terminale.
  • Mettre à profit les nouveaux programmes de lycée pour préciser les objectifs et les contenus des enseignements.
  • Adapter les contenus linguistiques et culturels aux trois parcours différenciés en langues : les enseignements communs, les enseignements de spécialité et les parcours internationaux.

Réhabiliter l’enseignement de la langue : ne plus avoir peur de la grammaire !

  • Rompre la solitude du professeur dans la classe : encourager le travail en réseaux ; lever les obstacles aux échanges européens entre enseignants.
  • Créer un coordonnateur des langues dans les établissements et rapprocher la formation continue des besoins des enseignants.
  • Impulser les innovations et valoriser les expérimentations qui fonctionnent : écrire des livres et des poèmes, créer des clubs de théâtre, préparer des débats, organiser des concours de chants ou d’improvisation, faire venir dans l’école des spécialistes de sujets scientifiques, techniques, ainsi que des auteurs, à l’instar des nombreuses initiatives existantes qui méritent d’être mieux connues et partagées.

Réaménager et dynamiser les enseignements, donner confiance aux élèves
Au primaire, commencer tôt, très tôt, le plus tôt possible, selon les chercheurs.

  • Dès le primaire, et particulièrement en anglais, travailler la musicalité, la phonologie et l’accentuation de la langue.
  • En primaire et au collège, réaménager les horaires pour des séances moins denses mais plus fréquentes : 15 à 20 minutes par jour dans le premier degré, cinq séances de 45 minutes en sixième ; à partir de la cinquième, quatre séances hebdomadaires de 45 minutes en langue vivante 1. Aligner autant que possible les horaires de langue vivante 2.
  • Au lycée, prolonger les heures de cours par des activités d’exposition à la langue : théâtre, chorale, échanges linguistiques et stages intensifs.
  • Délivrer une attestation de niveau au baccalauréat.
  • Développer les certifications.
  • Exploiter les résultats des évaluations pour mieux piloter la discipline.
  • Délivrer une attestation de langues au baccalauréat : la première mesure utile serait de mettre à profit la réforme du baccalauréat pour introduire une modification du format des épreuves et de leur mode d’évaluation afin de donner à chaque élève, en plus de la note indispensable au calcul de sa moyenne au baccalauréat, une indication sur son niveau de langue sur l’échelle du CECRL à la sortie de sa scolarité.
  • Idéalement, une attestation de niveau de langue pourrait lui être délivrée avec le baccalauréat.
  • Développer les certifications en langues étrangères à reconnaissance internationale pour valoriser certains parcours.
  • Développer les échanges avec les locuteurs natifs : réels et virtuels Erasmus+/e-Twinning.
  • Créer un trimestre d’études en Europe dans un établissement partenaire.
  • Labelliser les établissements particulièrement ouverts sur l’Europe et les langues.
  • Encourager les partenariats avec les médias et l’usage des outils numériques.
11 septembre 2018

Réflexion collective sur l’avenir du réseau : Questionnaire parents

LIEN VERS LE QUESTIONNAIRE POUR LES FAMILLES SCOLARISANT LEUR(S) ENFANT(S) DANS LE RESEAU

(à remplir avant le 10 octobre)

Réflexion collective sur l'avenir du réseau : Questionnaire parents

Madame, Monsieur,

Chers parents,

Dans le cadre de l’ambition exprimée par le Président de la République pour la promotion du français et du plurilinguisme dans le monde, il m’a été demandé, à travers une mission confiée par le Premier ministre, de faire des propositions visant à répondre aux défis que rencontre notre réseau d’enseignement français à l’étranger.

Vous êtes les acteurs essentiels de ce réseau scolaire et si vous souhaitez vous associer à la réflexion collective et devenir force de propositions, je vous invite à compléter le questionnaire qui vous est dédié et le faire suivre à toutes les familles que vous connaîtriez, qu’elles scolarisent ou non leur(s) enfant(s) dans le réseau.

Vos enfants, s’ils sont lycéens d’un établissement français à l’étranger, se verront envoyer un questionnaire spécifique par leur chef d’établissement. D’autre part, dans le cadre du conseil de vie lycéenne ou d’ateliers, les élèves pourront être invités à échanger et formuler des propositions et les envoyer à l’adresse suivante :
mission@edu-france-monde.fr adresse que vous pouvez vous-même utiliser pour formuler tout autre commentaire en dehors de ce questionnaire.

Les ambassades, les syndicats de personnels, les associations de parents d’élèves, les élus députés, sénateurs et conseillers consulaires, seront également parties prenantes de cette grande consultation tout comme les enseignants affectés en France et s’intéressant à ce réseau.

Un groupe de travail composé d’acteurs essentiels du Ministère de l’Education nationale, du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, d’organismes publics d’enseignement et des opérateurs scolaires est également associé à cette réflexion collective.

La complémentarité et la pluralité des propositions de l’ensemble des parties prenantes permettront au Gouvernement de présenter un projet de réforme.

Cette consultation est importante et inédite au sein de notre réseau scolaire, il est important que vous soyez nombreux à y participer.

Je vous remercie pour votre aimable coopération et vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’expression de ma considération distinguée.

— 
Samantha Cazebonne,
Députée des Français de l’étranger
mission@edu-france-monde.fr

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