Note d’analyses et de propositions sur les programmes du lycée et sur les épreuves du baccalauréat.
Rendez-vous à la présidence
Nous avons été reçus lundi 30 avril par M. Berthon, conseiller à l’Elysée pour les Politiques de développement, le Climat, Droits de l’Homme, la Francophonie et Société civile. Il a récemment pris ses fonctions à l’occasion du discours sur la francophonie du 20 mars dernier.
D’après M. Berthon, le gouvernement juge que le réseau des EGD et des conventionnés est consolidé à ce jour grâce au rétablissement de la subvention de l’Etat pour 2018 et 2019 et accessoirement grâce aux mesures correctives, nous rappelant que la PFC (participation financière complémentaire) devrait diminuer à 7.5 dès cette année.
Il confirme la volonté de doubler les effectifs dans les établissements d’enseignement français et établissements à filières francophones, notamment en Inde et Chine, à l’horizon 2030, par l’accroissement du réseau partenaire en gestion parentale et privés.
Il confirme la volonté de créer une formation diplômante spécifique « enseignement français à l’étranger » pour les enseignants en contrat local.
Plusieurs entités administratives travaillent actuellement à la réforme :
– un groupe de travail a été constitué autour du secrétariat général du MEAE
– un état des lieux est en train d’être établi par une mission d’audit conjointe des inspections du MEAE et de l’Education Nationale,
– l’AEFE travaille en interne.
En ce qui concerne les élus, Il n’était pas clair si la mission parlementaire de S. Cazebonne était à nouveau sur les rails.
Nous avons à nouveau signalé notre volonté d’être partie prenante des groupes de travail, non seulement en tant que représentants des parents d’élèves, contributeurs majoritaires au financement du système, mais, également, en tant que membres du conseil d’administration de l’AEFE et représentants de la société civile.
Monsieur Berthon nous demande de lui faire remonter les propositions de la FAPEE qu’il transmettra à la présidence.
Nous avons également évoqué divers sujets :
– Les coûts des scolarités,
– La facilitation des remontées financières en provenance de pays imposant un contrôle des changes,
– la limitation de la durée de détachement (durée évoquée de 6 ans dans les groupes de travail),
– la généralisation des filières internationales, les contraintes du plafond d’emploi, le coût des pensions civiles pour l’AEFE et le traitement différencié des établissements partenaires,
– les bourses d’établissement dans les établissements partenaires à but lucratif.
Sondage : Evaluation par compétences au collège
Pour faire un point à la demande d’associations de parents d’élèves, nous menons une enquête sur les systèmes de notation utilisés en collège.
Réforme du réseau
Libérez les énergies !
L’inquiétude des parents d’élèves sur l’avenir du réseau se fonde sur une hausse continue des frais d’écolage qui a compensé la baisse continue de la subvention de l’Etat de 2012 à 2017, la baisse du nombre de titulaires faisant craindre une baisse de la qualité de l’enseignement.
A cette inquiétude s’ajoute le ressenti des associations de parents d’élèves dont l’apport et l’expertise ne sont pas suffisamment pris en compte ou reconnus.
C’est un fait pour les instances des EGD dans lesquelles les parents ne bénéficient pas d’une représentation délibérative à la hauteur de leur engagement financier ; c’est également le cas dans de nombreux établissements conventionnés à gestion parentale dans lesquels la réalité du partenariat est peu tangible.
Le président de la République a donné comme objectif de doubler le nombre d’élèves dans le réseau d’ici à 2025 et s’est engagé à préserver le budget de l’AEFE pour les 2 prochaines années. Cette annonce doit s’accompagner d’une réflexion en profondeur sur le fonctionnement du réseau. Depuis 1990, date de création de l’AEFE, de nombreux rapports ont souligné des points de blocage et ont indiqué des axes de réforme. En 38 ans, la structure de financement de l’AEFE a fortement évolué, l’environnement concurrentiel s’est renforcé dans de nombreux pays, la population des élèves a changé, les attentes des parents également.
Les APE adhérentes de la FAPEE participent au fonctionnement quotidien des établissements du réseau et en assurent la responsabilité dans les établissements conventionnés et partenaires, à ce titre, nous estimons avoir une légitimité pour apporter des solutions de réforme.
Pour donner un nouvel élan au réseau des lycées français à l’étranger, il est impératif de libérer les énergies !
- Libérez les énergies en faisant sauter les blocages de financement
- Libérez les énergies des parents d’élèves en reconnaissant leur rôle de contributeurs et d’acteurs du réseau
- Libérez les énergies pédagogiques par une plus grande implication du Ministère de l’éducation nationale.
Echange : Ministre de l’Education nationale et les APA de Madrid
Le ministre de l’Education nationale s’est réuni avec les APAs hier soir à Madrid, pour écouter nos questions et tenter d´y apporter ses réponses après une réunion publique dense durant laquelle M. Blanquer a expliqué dans le détail sa vision de la situation actuelle des Lycées Français de l´Étranger et de sa politique éducative en général.
Les représentants des parents ont mentionné les préoccupations sur les frais de scolarité, et en particulier sur les bourses scolaires dans un contexte de doublement des effectifs (comme l´a confirmé le ministre c´est effectivement le souhait de E. Macron). Le Ministre a clairement indiqué que ce doublement se ferait via la création d´établissements partenaires et donc quasi sans nécessité d´argent public, mais que des efforts devraient effectivement être fait sur l´enveloppe des bourses. D´autre part, Jean Nicolas Pagnoux, président de la Fapalfe, a insisté sur l´importance du rôle des associations et de leurs représentants institutionnels (dont évidemment la Fapee et la Fapalfe) au sein du processus de réflexion actuel, et au sein de la gouvernance de l´AEFE et des EGD.
Réforme AEFE : Audition de la FAPEE
La FAPEE a été auditionnée jeudi par la commission des finances de la mission Action Extérieure de l’Etat au Sénat et vendredi matin par la mission des inspections générales de l’administration de l’Education Nationale et des Affaires Etrangères, chargée de remettre au gouvernement un rapport sur la réforme de l’AEFE.
Nous avons renouvelé notre attachement au réseau et au principe du pilotage par l’AEFE mais insisté sur une nécessaire réforme à laquelle les représentants des parents doivent être pleinement associés. Le nouveau modèle devra faire une place aux parents à la hauteur de leur investissement.
Nous avons abordé les thématiques globales et communes mais avons pu également partager avec nos interlocuteurs la diversité des situations de certains établissements ou zones géographiques en nous appuyant sur les remontées des associations des parents d’élèves présentes au quotidien sur le terrain.
Nous avons notamment discuté :
– La dotation de l’Etat avalée par le coût des pensions civiles (dont on a demandé qu’elles soient prises en charge par l’Education Nationale)
– La qualité de l’enseignement et les statuts des enseignants, l’équilibre entre la stabilité des équipes permettant une bonne connaissance du contexte local et une certaine mobilité,
– La participation des représentants de parents au pilotage du réseau et des établissements, en augmentant leur nombre dans les conseils d’établissement et dans les instances de l’Agence.
– La diversité et fonctionnement des établissements conventionnés notamment en gestion parentale
– La capacité d’emprunt de l’Agence
– La pertinence de l’agrégation des comptes des EGD aux services centraux,
– l’attractivité de l’enseignement français et la concurrence accrue d’autres systèmes d’éducation.
Excellent cru du Congrès FDEI
La Fondation pour le Développement de l’Enseignement International (FDEI), créée il y a plus de 40 ans au Lycée International de Saint-Germain-en-Laye, a organisé son 6ème Congrès des Sections Internationales au Conseil de la Région Grand Est à Strasbourg les 21 et 22 Mars 2018.
Cette manifestation a été placée sous le Haut Patronage du Président français Emmanuel Macron, et le Ministre français de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer s’est adressé par video aux participants. La Vice-Présidente du Conseil de la Région Grand Est a prononcé quelques mots d’accueil et d’encouragement, qui ont été suivis par une allocution très dense de la Rectrice de l’Académie de Strasbourg.
Les participants ont eu la volonté et le grand mérite d’affronter les importantes difficultés de transport liées aux mouvements sociaux et sont venus des pays suivants : Inde, Arabie Saoudite, Italie, Suisse, Luxembourg, Allemagne, Suède, Pays-Bas, Belgique, Grande-Bretagne, USA, Maroc et France.
Les responsables et enseignants de Sections Internationales, chefs d’établissements, inspecteurs de pays partenaires et de France, représentants d’ambassades de pays partenaires, d’associations de parents et de rectorats, ont reçu des présentations très détaillées de l’ensemble (2 primaires + 2 collèges + 1 lycée) des établissements à Sections Internationales de Strasbourg, présentations qui ont fourni des exemples de bonnes pratiques et de créativité.
Des questions diverses et variées ont été soulevées au cours des 3 ateliers (Primaire / Diplômes, au moment de la réforme en cours du baccalauréat français / Ouverture et notoriété des Sections Internationales) et de nombreuses propositions ont été faites : celles-ci ont été succinctement présentées au Directeur adjoint du Cabinet du Ministre Jean-Michel Blanquer par le Président de la FDEI 3 jours après la clôture du Congrès, entretien qui devrait être suivi par une audience chez le Ministre.
Les visites du Conseil de l’Europe et du Parlement Européen ainsi que l’accueil à l’Hôtel de Ville de Strasbourg ont donné une dimension particulière à ce Congrès. Les moments de convivialité ont permis beaucoup de prises de contacts.
Le congrès est la seule plateforme de rencontre de l’ensemble des différents types d’acteurs du dispositif des Sections Internationales . Le 7ème Congrès aura lieu dans 2 ans.
Les actes seront prochainement disponibles sur le site de la FDEI - Fondation pour le Developpement de l’Enseignement International.
Le réseau
Une vision pour l’Enseignement français à l’étranger
Une étude très intéressante sur le réseau du député Frédéric Petit que nous avons rencontré la semaine dernière à son bureau à l’Assemblée nationale.
Il est rapporteur du programme 185 (diplomatie d’influence) au sein de la commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale, et du Contrat d’Objectifs et de Moyens de l’AEFE.
http://frederic-petit.eu/index.php/...
AEFE Déclaration liminaire de la FAPEE
CA 29 mars 2018
La FAPEE s’associe aux déclarations des syndicats pour contester la fermeture des postes. Nous l’avions déjà affirmé lors du précédent CA de novembre, un taux d’encadrement suffisant par des titulaires de l’EN est indispensable au fonctionnement du réseau et au maintien de la qualité de l’enseignement.
Tout en dénonçant les contraintes budgétaires, nous avions demandé à ce que la réponse soit plus ambitieuse et examine des pistes de réformes plus en profondeur.
La FAPEE prend donc acte de la réforme initiée par le président de la République et souhaite prendre toute sa part à la réflexion le plus tôt possible.
Les mots du président de la République nous interpellent ; il souhaite le développement du réseau notamment en faisant appel au secteur privé.
Qu’entend-on par secteur privé ? près de 40% des établissements sont à gestion parentale, engagement bénévole et sans but lucratif. C’est d’abord sur ce type d’établissements que l’on doit s’appuyer, ils sont l’assurance d’un engagement de continuité du service public et d’un coût limité.
La FAPEE qui représente une majorité des comités de gestion du réseau concentre l’expertise de la gestion de ce type d’établissements et nous revendiquons de pouvoir apporter cette expertise à la réflexion sur la réforme.
xavier Gonon
Que se passe t-il aujourd’hui dans le réseau des lycées français à l’étranger ?
Après la ponction de 33M€ de crédits de paiement sur le budget 2017 de l’AEFE et le fracas des mesures correctives annoncées dans la foulée pour trouver une solution palliative non seulement à cette ponction mais aussi au déficit structurel de l’AEFE, l’inquiétude des parents a crû terriblement. Nous étions tous mobilisés dès l’automne 2017 et la FAPEE –et ses APE- ont alerté le gouvernement via des courriers et rencontres au plus haut niveau et une pétition a recueilli plus de 25 000 signatures.
Le président de la République qui a appelé à une réforme de l’AEFE, a voulu rassurer les communautés dans son discours du 20 mars : le budget de l’AEFE sera préservé, les effectifs seront doublés d’ici 2025 et il est réaffirmé que les lycées français sont la colonne vertébrale du rayonnement de la France.
Dans ce cadre, un groupe de travail interministériel a été constitué avec l’Education nationale - qui est revenu fortement dans le jeu - les Affaires Etrangères, l’AEFE et sa tutelle ainsi que la MLF, pour élaborer les premières pistes de réformes. Parallèlement, 2 missions d’inspection sont à l’œuvre pour établir un diagnostic du réseau.
Lors du CA de l’AEFE du 29 mars, le président du conseil d’administration a confirmé que les fédérations de parents d’élèves et les syndicats des personnels seraient bientôt associés à la réflexion bien qu’aucun calendrier ni modalité de participation n’aient encore été définis.
La FAPEE a très clairement exigé de participer à la réflexion au plus tôt, car les parents d’élèves sont les principaux contributeurs et des acteurs majeurs du réseau, que ce soit dans les EGD ou les établissements à gestion parentale.
Voilà ce qui a été officiellement annoncé au conseil d’administration de l’AEFE jeudi 29 mars.
Les parents sont légitimement inquiets et ils l’ont exprimé sur les réseaux sociaux, fortement relayés par des médias qui ont fait le buzz sur des positionnements que le projet de réforme rend aujourd’hui moins pertinents.
Il ne s’agit plus de cristalliser une posture négative mais bien de participer à une réflexion constructive pour donner un nouvel élan au réseau des lycées français à l’étranger
Les associations de parents représentées par la FAPEE sont bien conscientes de ces problématiques, elles sont parties prenantes du réseau de l’enseignement français à l’étranger et veulent être à la table des discussions. Elles ne sont pas de connivence avec le système. En revanche elles veulent être force de proposition dans le cadre d’une réforme nécessaire à la pérennité du réseau.
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