Actualités

18 février 2019

Frais universitaires pour les bacheliers du réseau

Contribution FAPEE à la mission Flash de l’Assemblée Nationale

Frais universitaires pour les bacheliers du réseau

La Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger (FAPEE), association loi 1901 reconnue d’utilité publique, regroupe 170 associations de parents d’élèves à travers le monde et représente ainsi 55 000 familles, françaises et étrangères, scolarisant leurs enfants dans les lycées français du réseau de l’AEFE et de la MLF.
Elle tient à remercier les co-rapporteurs de la mission flash relative à l’accueil des étudiants étrangers en France, Monsieur le député Pascal Brindeau et Madame la députée Marion Lenne, de lui permettre de faire une contribution d’autant que – malgré des demandes répétées – notre fédération n’a pas été associée à la concertation menée par Madame la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

I. Dans quelle mesure l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants étrangers extra-européens risque-t-elle de peser sur l’attractivité des établissements du réseau de l’AEFE d’une part, et sur l’attractivité de l’enseignement supérieur français d’autre part ?

La France, dans son offre éducative à l’étranger, tant celle de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) que de la Mission laïque française (MLF), a toujours valorisé une évidente continuité d’études vers notre enseignement supérieur en France. La promesse d’un enseignement supérieur de qualité et à moindre frais justifiait ainsi, pour de nombreuses familles francophiles et appartenant à une certaine élite intellectuelle, l’engagement culturel et financier que représentent 15 années d’études au lycée français. Pour beaucoup d’entre elles, ces 15 années ont représenté un réel sacrifice car elles n’appartiennent pas toutes, loin s’en faut, à l’élite économique.

L’augmentation annoncée empêchera naturellement nombre de familles de pouvoir inscrire leurs enfants à l’université en France car, faut-il le rappeler, au coût des droits d’inscription il faut ajouter le coût de la vie sur place. Jusqu’à présent les étudiants et leurs familles arrivaient à assumer ce coût cumulé car il correspondait peu ou prou aux écolages qu’ils avaient eu à payer durant la scolarité dans le système français à l’étranger. Mais avec désormais un surcoût de 200 à 300 euros par mois, ça sera problématique pour les plus modestes qui sont toutefois nombreux.

Avec cette incertitude qui va peser sur les parents extra-européens que leurs enfants puissent suivre des études universitaires en France, certains risquent de remettre en cause le choix du système français et se tourner vers d’autre systèmes scolaires qui sont à l’affût et proposent désormais des offres concurrentes. Nous avons en effet constaté au niveau de l’offre éducative dans le 1er et 2e degré, un point de basculement à partir duquel les familles recalculent leurs meilleures options.

Nous craignons que l’augmentation massive des droits d’inscription universitaires ne les oriente vers d’autres écoles internationales ou vers le système privé local qui lui-même tend à s’internationaliser avec un tropisme anglo-saxon fort, notamment par la préparation au « International Baccalaureate ». Celui-ci jouit d’un très grand prestige auprès des familles qui valorisent un enseignement supérieur hors du pays local ou même auprès des universités locales, publiques et évidemment privées.

Non seulement il y aura moins d’étudiants étrangers dans le supérieur en France mais également moins d’élèves étrangers dans nos établissements français dans le monde alors que le Président a appelé de ses vœux les effectifs à doubler !

II. Est-ce que des craintes ont été exprimées par les parents d’élèves au sujet de cette augmentation ?

Nous avons effectué en janvier une mission au Maroc où nous avons rencontré les représentants des associations de parents d’élèves des établissements d’Agadir, de Casablanca, de Fès, de Kenitra, de Marrakech, de Meknès, de Mohammedia et de Rabat. Le premier sujet abordé a été unanimement l’augmentation des droits d’inscription à l’université. Les familles extra-européennes – fort nombreuses dans le réseau marocain – ont exprimé avoir été trahies par cette mesure. Elles ont également considéré être prises en otage car elles ne peuvent plus revenir en arrière pour leurs enfants qui sont dans le système français depuis de nombreuses années. Les mots sont forts et engagent à la réflexion sur les conséquences de cette décision gouvernementale prise sans concertation avec les principaux intéressés.

Nous venons plus récemment d’effectuer des missions à Lomé et à Addis-Abeba où nous avons respectivement rencontré des représentants des associations de parents d’élèves d’Afrique centrale et d’Afrique occidentale et orientale. Le sentiment est partout le même : incompréhension, trahison et interrogation sur le choix de système français pour les jeunes enfants de ces familles, y compris ceux qui sont déjà scolarisés au primaire.

Ceci est particulièrement préoccupant quand on sait que 74% des bacheliers de la zone Afrique font actuellement des études supérieures en France ! Ce choix était naturel : il ne le sera plus désormais.

Nous avons également des craintes exprimées par des parents d’Amérique latine pour qui de surcroit le choix du système français n’est pas naturel car étant hispanophones ou lusophones et qui envisagent désormais d’autres alternatives.

III. Selon vous, une exemption pour tous les bacheliers issus des établissements de l’AEFE serait-elle souhaitable ?

Mais oui ! Non seulement souhaitable mais aussi essentielle.

C’est une évidence stratégique et aussi une évidence morale : il doit y a une continuité de communauté, d’enseignement et de valeurs entre nos élèves et les étudiants qu’ils seront. Ne pas les exempter, c’est briser un sentiment d’appartenance et défaire la communauté des élèves de l’enseignement français à l’étranger où, justement, la nationalité s’efface derrière le partage de la langue, de la culture et des enseignements de l’école de la République.

Pour mémoire, dans une déclaration commune avec l’Union-ALFM (Association des anciens élèves des lycées français du monde), la FAPEE a demandé le 24 novembre 2018 qu’un traitement identique à celui des étudiants français et européens soit proposé aux bacheliers non européens des lycées français de l’étranger.

Cette demande a été soutenue par de nombreux élus représentant les Français établis hors de France et a été reprise par la députée Samantha Cazebonne dans le rapport de mission qu’elle vient de remettre au Premier ministre.

CONCLUSION

Rappelons que la Cour des comptes a indiqué dans son rapport de novembre dernier que la différenciation des droits d’inscription entre étudiants européens et extra-européens engendrera des effets d’éviction difficiles à évaluer alors que cela « revêt une importance stratégique pour l’attractivité de la France, sa diplomatie d’influence et son économie ».
Il convient également de rappeler que d’un point de vue purement comptable, une étude de Campus France réalisée en 2014 a démontré que l’accueil des étudiants étrangers en France présente un solde positif. En effet, « alors que le coût de ces étudiants étrangers pour le budget de l’État peut être évalué à 3 milliards d’euros environ, l’apport des étudiants à notre économie se monte à 4,65 milliards d’euros ».
La mesure annoncée par le premier Ministre visant à augmenter les droits d’inscription pour les étudiants extra-européens issus des établissements français de l’étranger s’interprète, en ce qui les concerne, comme une mesure punitive à l’inverse même de l’intention gouvernementale : on n’accueille pas mieux, on met un obstacle de plus. Mauvais signal !

Documents joints

La consultation de ce document est limitée aux adhérents de l'association.

S'identifier

Contribution FAPEE.mission flash accueil étudiants étrangers

Word – 644.6 ko
15 février 2019

Ecole inclusive dans le réseau EFE

Inscrite dans les missions de l’AEFE

Ecole inclusive dans le réseau EFE

"L’éducation inclusive fait désormais partie des missions officielles de l’enseignement français à l’étranger et des critères d’homologation ! Les amendements que j’ai défendus en séance ce soir et qui font partie des recommandations du rapport que je rendrai lundi ont été adoptés par l’Assemblée nationale.

Inscrire l’éducation inclusive dans les missions mêmes de l’AEFE signifie que des dispositions réglementaires devront désormais s’assurer du respect de ce principe dans l’ensemble des établissements homologués du réseau.

Les opérateurs AEFE - Agence pour l’enseignement français à l’étranger et Mission laïque française, avec la création de l’Observatoire pour les élèves à besoins éducatifs particuliers (OBEP), ainsi que plusieurs établissements d’enseignement français à l’étranger, leurs équipes pédagogiques et des associations de parents d’élèves (comme le réseau Aledas ou la FAPEE) ont déjà engagé plusieurs actions pour améliorer l’accueil des élèves à besoins particuliers, dont les élèves en situation de handicap. Inscrire l’éducation inclusive dans les missions de l’enseignement français à l’étranger va permettre que cet effort soit poursuivi, généralisé et soutenu par des dispositions réglementaires. " -publication Facebook du 31 janvier 2019 de la députée Samantha Cazebonne

lien vidéo de séance à l’Assemblée nationale

15 février 2019

"La gouvernance de Papa-Maman" ou comment se débarrasser des parents...

"La gouvernance de Papa-Maman" ou comment se débarrasser des parents...

Le rapport Cazebonne sur l’enseignement français à l’étranger s’intéresse aux parents du réseau. Mais voilà ! parce que la députée propose d’attribuer aux représentants élus des parents d’élèves autant de sièges qu’aux représentants des personnels au conseil d’administration de l’AEFE (nous en avons 2 sur 28, nous monterions à 5 sur 28), certains crient à la démagogie.

Parce que nous réclamons, dans les EGD, que les parents soient associés à la discussion du budget dans le cadre d’une commission permanente en amont du conseil d’établissement - comme cela se fait en France dans les lycées publics-, ou qu’ils soient associés aux décisions immobilières, - qu’ils FINANCENT ! ... On dénonce la "gouvernance de Papa-Maman » !

Quelle condescendance ! Que d’arrogance ! Faut-il rappeler aux sachants que "Papa-Maman" sont aussi des professionnels… Que "Papa-Maman" ont étudié, voyagé, qu’ils connaissent leur système éducatif et d’autres aussi, qu’ils savent comparer et que "Papa-Maman" sont aussi parfois profs…

Ce qui scandalise, c’est le fait que Samantha Cazebonne ait eu l’audace de proposer que les parents élus soient consultés -pour avis- sur une extension de mission. Que le CE arrête des critères de satisfaction à sonder auprès des familles.
Que répondre ?
Que les systèmes éducatifs ne sont pas tous verticaux et hiérarchiques. Que certains ont des organes de gouvernance où l’avis des représentants des parents compte. Que le présupposé à cette consultation n’est pas que le parent est un hystérique, un ignorant, un méchant mais qu’il est un contributeur raisonnable à la réflexion commune. Qu’on peut compter sur son sens des responsabilités. D’ailleurs, la grande majorité des établissements du réseau sont gérés par des parents. Et beaucoup sont très correctement gérés. En bonne intelligence. En bonne compagnie.

18 décembre 2018

On vous menace de dés-homologation ??

On vous menace de dés-homologation ??

C’est souvent sur le sujet des langues, que l’inspection, la direction menacent de retirer l’homologation. Les parents veulent du bilingue à parité horaire au primaire ? On risque de vous enlever l’homologation !

Que répondre ?

  • Plusieurs établissements sous contrat en France et à l’étranger pratiquent la parité horaire en toute sérénité.
  • Le rapport du recteur Filâtre de l’académie de Versailles sur le développement de l’enseignement international en Ile de France le prône
    janvier 2018 https://www.ladocumentationfrancais...
    "PROPOSITION 6. Lancer l’expérimentation « enseignement bilingue » à parité horaire (50/50) de la maternelle au lycée "Pour les classes de maternelle et de primaire, il conviendrait de disposer d’un binôme d’enseignants par classe avec, dans la mesure du possible, un enseignant natif prenant en charge l’enseignement d’immersion ou un enseignant formé dans le cadre des coopérations.
    Un autre exemple porté aux auditions du comité est celui d’un partenariat avec le British Council qui a conduit à la création d’un nouveau programme bilingue dans une école primaire (privée) à Paris. Il s’inspire d’un programme de partenariat entre le ministère espagnol de l’éducation et le British Council, mis en œuvre à grande échelle à Madrid, et qui existe, lui, depuis 20 ans. L’expertise de l’organisme britannique pourrait être un atout tant sur le plan de l’approche pédagogique que sur celui de la formation des enseignants d’immersion." p.12-13
    .
  • Plusieurs établissements sous contrat parmi les plus réputés/respectés s’affranchissent sans problème de contenus et pédagogies de l’Education nationale pour mettre en place leur propre curriculum dans certaines matières : cf Ecole Jeannine Manuel "Le contenu des programmes enseignés est celui des programmes officiels du Ministère de l’Éducation Nationale, à l’exception des programmes d’anglais, sciences et chinois, qui sont propres à l’École Jeannine Manuel."https://www.ecolejeanninemanuel.org/fr/our-educational-principles/projet-pedagogique.html
17 décembre 2018

Bourses scolaires : CNB 12-13 décembre 2018

Bourses scolaires : CNB 12-13 décembre 2018

Jean-Nicolas Pagnoux et Manel Dridi représentaient les parents de la fAPEE à la CNB qui s’est tenue les 12 et 13 décembre au siège de l’AEFE.

Quelques éléments :

  • Malgré une baisse, le budget suffit encore à couvrir les besoins. Le maintien d’un euro fort a permis de tenir l’enveloppe. Cependant les besoins sont à la hausse et le différentiel est couvert par l’AEFE.
  • Le relèvement du quotient familial qui passera de 21000€ à 23000€ en 2019 est estimé autour de 2,5-3M€. Qui le financera ?
  • La situation difficile dans laquelle se trouvent des familles boursières ayant un reliquat impayé.
  • On observe une érosion des demandes en Amérique du Nord et en Europe. Les familles durablement installées font d’autres choix de scolarisation.
  • Certains CCB demandent un effort même symbolique aux familles à 100% comme à Pondichéry. Est-ce légal et acceptable ? => Les demandes de réexamen de situation et révision de quotité de bourses sont recevables.

Présentation par le directeur, Christophe Bouchard

Bilan de la campagne 2018 et 2017-18 :

le nombre de bénéficiaires d’une aide s’est élevé à 25 432 (-0,7%) et le montant des attributions s’est élevé à 104,98 M€ contre 102,08 M€ (+2,8%).

Point sur l’exécution des campagnes en cours : 2018/2019 pour les pays du rythme nord, et 2019 pour les pays du rythme sud.

Un budget en diminution
Le budget initial « bourses scolaires » AEFE inscrit pour 2018 était de 110 M€. La subvention de l’Etat a -été arrêtée lors du budget rectificatif N°1 à 102 M€. La prévision de dépenses arrêtée en Budget Rectificatif n°2 BR2 est de 100 M€.
A noter que pour la première année, une enveloppe supplémentaire de 0,3M€ a été débloquée pour financer distinctement la prise en charge des accompagnants aux élèves à besoins particuliers.
Déroulement des travaux :
95,58 M€ d’enveloppes de référence ont été délégués aux postes au titre de l’ensemble de la campagne
Le montant global des besoins recensés par les postes après instruction et application stricte du barème s’est élevé à 91,39 M€, soit 4,18M€ en-dessous du montant des enveloppes de référence, ceci en raison d’un affaiblissement économique conjoncturel de plusieurs pays, couplé à un euro fort faisant baisser un nombre important de taux de change.
Après ajustements opérés lors de cette phase de dialogue de gestion, le montant total des enveloppes limitatives validé par la DFAE après péréquation au niveau mondial a été arrêté à 93,13 M€, soit 1,74M€ de plus que les besoins déterminés par les postes. TOUS LES BESOINS ONT ETE COUVERTS.

Bilan au jour de la CNB :

Demandes : 27 467 (boursiers) contre 28 238 l’an dernier.
Rejet de 3 416 demandes (12,4% des demandes, pourcentage stable par rapport à l’an dernier).
Attribution de bourses à 22 514 élèves contre 23 280 l’an dernier, en baisse de 3,3% et de 13 823 familles, en baisse, contre 14 272 l’an dernier
Montant de 91,09 M€ contre 94,88 M€ l’an passé.
Le coût moyen par boursier s’établit à 4 046 €, contre 4 076 € l’année précédente (-0,9 %).
La quotité théorique moyenne de bourse s’élève à 78,2% contre 78,5 % l’année précédente. La quotité moyenne de bourse accordée s’élève à 78,8 % contre 78,9 % l’année précédente.
La quotité moyenne de bourse accordée aux familles monoparentales s’établit à 86,3%. Celle des familles biparentales à 75,7 %.
Le pourcentage de familles boursières à 100% (sous réserve des plafonnements de tarifs) s’établit à 40 % (+0,3% en un an).

Documents joints

La consultation de ce document est limitée aux adhérents de l'association.

S'identifier

Présentation C. Bouchard -CNB dec 2018

PDF – 379.4 ko
14 décembre 2018

Budget AEFE 2019

Claudine Lepage demande le renforcement du budget de l’AEFE de 15 millions d’euros, prélevés à l’action n° 01 du programme 347, « Présidence française du G7 », et attribués à l’action n° 05 du programme 185, « Diplomatie culturelle et d’influence ».

Lire l’article

|