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15 avril 2019

Notes sur le Conseil d’administration de l’AEFE (14-03-2019)

Notes sur le Conseil d'administration de l'AEFE (14-03-2019)
1. Introduction de Laurent Bili, DGM

L’AEFE a vocation à rester colonne vertébrale du réseau et point d’appui de l’EFE
La réforme vise à établir les conditions du développement du réseau, avancer sur une offre pédagogique adaptée, permettre le financement des projets immobiliers
Un groupe de travail est monté pour trouver une solution au blocage de l’ANEFE très préoccupante car de nombreux établissements ont un projet immobilier en préparation.

Dans leurs déclarations liminaires

les syndicats ont défendu une politique ambitieuse pour l’AEFE, dénonçé la baisse de crédits qui affecte la centrale et le réseau, critiqué la circulaire de l’Education nationale imposant pour les nouveaux entrants une mobilité des personnels résidents (2 missions de 3 ans) et demandent l’ouverture du débat sur la réforme et l’avenir du réseau promise par le ministère des Affaires Etrangères, tutelle de l’AEFE.

La FAPEE

s’est félicitée que Madame Cazebonne se soit inspirée pour partie des attentes des parents du réseau, notamment des 50 propositions concrètes que nous avons élaborées au printemps dernier.
Ces attentes que la FAPEE exprime et défend sont d’ordre pédagogique, économique et stratégique. visent à ce que les coûts de fonctionnement du réseau soient maîtrisés et restent abordables pour les familles tout en maintenant une offre scolaire de qualité, concurrentielle, internationale et adaptée aux réalités locales. Elles visent également à renforcer le partenariat effectif avec les parents d’élèves, dans un esprit constructif au sein des établissements – dont beaucoup sont gérés par une association de parents d’élèves qui en assument la responsabilité juridique et financière – ou au sein de ce conseil d’administration puisque nous ne sommes que deux représentants des familles dans un conseil qui compte 28 membres !
https://www.fapee.com/Declaration-liminaire-de-la-FAPEE

Point de situation
Réforme du lycée : https://www.fapee.com/Point-sur-la-reforme-du-lycee
Caracas : le lycée est dans une situation très délicate. Les coupures d’électricité paralysent la vie entière du pays et du lycée. Pas d’eau, de métro. Les enseignants n’arrivent pas a rejoindre l’établissement. Ils communiquent avec leurs élèves, notamment pour les classes à examen. Le Lycée reste ouvert pour les personnels qui arrivent à venir. Pas d’inquiétude majeure de sécurité
Ouverture en priorite pour les première et terminale dès que possible.
Haiti : l’ambassade a fermé le lycée pendant plusieurs jours mais celui-ci a réouvert

2. Compte rendu CA du 26 novembre 2018

Adopté

3. Compte financier et affectation du résultat de l’exercice 2018.

Solde budgétaire -14 M€. La prévision était de - 48M€
L’année 2018 a été difficile mais a permis le rééquilibrage des comptes grâce à l’effort de tous.
L’AEFE a fait de gros efforts de maitrise des charges par la diminution du nombre de postes et sur le fonctionnement courant.
20 millions d’économies de fonctionnement + 20 millions de report d’opérations immobilières
Le budget positif pour les services centraux, négatif pour les EGD en raison de la programmation immobilière.
Les recettes sont en augmentation avec une subvention revenue au même niveau et l’augmentation de la PFC à 9%.
Les remontées de PRR et PFC restent problématiques dans plusieurs pays en raison du contrôle des changes : plus de 48 millions sont bloqués, stabilisés au niveau de 2017, on recherche des solutions pour les remonter.
Algérie 13, Tunisie 15, Venezuela 2.8, Angola 8.5, Cameroun 1.4 (pas un problème de règlementation des changes), Brésil : 3.4, Shanghai : 4.5

La CAF est redevenue positive, le prélèvement dans le FDR de l’établissement qui est aujourd’hui a 65 jours, oblige à des demandes de remontées anticipées pour pouvoir payer les personnels à la fin de l’année.
Suppression des doubles flux.

=> Mettre en place dans meilleurs délais possibles la certification des comptes et le comité d’audit

Commentaires des administrateurs :
FAPEE : La dotation de l’Etat est insuffisante, nous espérons que cela fera partie des annonces présidentielles, il faut une visibilité triennale voire quinquennale pour les établissements.
Richard Yung : -14 millions n’est pas une saine gestion. Il est extraordinaire de devoir sécuriser la paie dans un organisme public
Immobilier : le blocage de l’ANEFE est sans réelle justification, en contradiction avec l’objectif de doubler le réseau.
UNSA : Certains pays connaissent des dévaluations régulières depuis que leur dette a été fixée, les familles subissent également ces dévaluations, le montant en euros reste le même…
ADFE-FDM : Le déficit de 14 millions est-il lié a baisse de la subvention de 33 millions ?
SNES : La fermeture des postes d expatriés et résidents est une catastrophe pour le réseau, les choses ne vont pas mieux. Le compte financier est un compte qui traduit la baisse de la présence de l’Etat.

Réponse du service financier : « le solde budgétaire de -14 millions, est positif pour L’AEFE et négatif pour les EGD en raison de l’immobilier. Il n’est pas en corrélation directe avec le niveau des dotations de l’Etat. L’AEFE et les familles prennent en charge certaines dépenses de l’Etat, les pensions civiles pour ne pas les citer… »

Vote : 4 contre, 5 abstentions Donc approuvé

5. Immobilier :

a. Madrid : restructuration du secondaire du lycée français
3 millions sont entièrement financés par l’établissement

Commentaires des administrateurs :
- SNES : il y a un réel souci pour les personnels qui ont accompagné le projet au début mais aujourd’hui vont s’y opposer car certains éléments n’ont jamais été présentés en CE,
Si on veut que le projet vive bien il faut revoir certaines parties architecturales sans remettre en question le projet de base,
Réponse du service immobilier : le projet a été évoqué en CE depuis de nombreuses années, appel d’offre, architecte, présenté à un comité spécifique englobant des représentants de toute la communauté .
- FAPEE : les parents d’élèves estiment également qu’il n’y a pas eu assez d’informations en CE. ils ont eu une présentation du projet d’architecture mais rien sur le financement ni les répercussions sur les frais de scolarité
Pour rappel, la FAPEE demande de rétablir par la loi la possibilité pour les EGD d’emprunter pour éviter les gros fonds de roulement, de modifier le règlement intérieur pour donner aux parents la possibilité de renvoyer à un autre CE le projet immobilier qu’ils financent à plus de 75%.

Vote sous réserve de l’approbation du CE : 4 contre, abstention de la FAPEE (car a obtenu l’approbation préalable du vote en CE)

b. Rabat : projet de restructuration du lycée
Le rephasage est proposé. Le projet est entièrement financé par l’établissement.
Augmentation du montant prévu pour la 1ere phase.

6. Bilan 2018 des indicateurs du contrat d’objectifs et de moyens 2016-2018
=> une réflexion sur les indicateurs doit être menée. Ceux-ci sont insuffisants, voire inadaptés.

7 : Dons et legs 2019

Au titre des dons et legs, le don supérieur à 30.000 € suivant est porté à l’acceptation du
Conseil d’administration :
Lycée Charles de Gaulle - Londres
Depuis plusieurs années déjà, l’Association des Parents d’Elèves ainsi que le Trust
« Friends of the Lycée » organisent une campagne de levée de fonds.
Cette année encore, et sur la base de dossiers de projets qui ont été présentés aux deux
structures ainsi qu’aux donateurs potentiels, une promesse de don importante est faite à
l’établissement à hauteur de £33,000 (36 960€).

8 Convention type pour les porteurs de projets

Commentaires des administrateurs :
FAPEE :
Un réel encadrement est demandé à l’accompagnement de ces nouveaux projets. On met en concurrence de nouveaux établissements adossés à des groupes financiers avec des établissements conventionnés en gestion parentale, bénévole. Nous remercions l’AEFE d’avoir mis la communication et le marketing au programme des séminaires de gouvernance. Les établissements doivent avoir un plan stratégique et on doit pouvoir les aider.
Beaucoup de cadres de l’AEFE à la retraite se recyclent dans le mouvement de déploiement. Il y aura peut-être un avenir pour les bénévoles de la FAPEE…
Comment interpréter dans le projet de convention « …accompagner les porteurs de projets publics ou privés qui veulent développer une offre d’enseignement français, à condition qu’elle n’entre pas en concurrence avec un établissement existant et que le besoin soit confirmé par le poste diplomatique. » ?
La notion de non concurrence doit être portée auprès des postes. Notamment sur la compétition pour le vivier des personnels.
Il y a lieu également de définir les règles pendant l’accompagnement : certains établissements mettent le logo de l’AEFE alors qu’ils n’ont pas encore ouvert, n’ont ni profs ni élèves…

ADFE, UNSA, SNES partagent ces préoccupations.
SNES : Le développement des établissements partenaires n’est pas un problème en soi, mais il y a une contradiction de l’AEFE, elle-même, à générer plus de concurrence. Il est scandaleux de proposer une telle convention, on mélange tout. Les anciens cadres de l’agence, anciens COCAC qui ouvrent des établissements privés, c’est une honte. Il faut de la déontologie, dans la mesure du possible, car effectivement, ils ne sont plus à l’AEFE.

Lire toutes nos actualités : <https://www.fapee.com/-Actualites->

15 avril 2019

Politique des langues, ADN

Politique des langues, ADN

La politique des langues de l’AEFE

Elle s’inscrit pleinement dans le plan Langue française et plurilinguisme voulu et porté par le président de la République. Le réseau des établissements d’enseignement français à
l’étranger, tous homologués par le ministère français de l’Education nationale et de la Jeunesse, dispense
un enseignement en français tout en accordant une place prépondérante à l’apprentissage par tous les
élèves d’une pluralité d’autres langues vivantes.
... Dès l’aube des années 2000, l’AEFE a incité les établissements du réseau à concevoir des dispositifs linguistiques renforcés, au besoin jusqu’à la parité horaire... au-delà des quotités entre langues, c’est la capacité de chaque établissement à proposer des parcours linguistiques adaptés aux profils de tous ses élèves qui accroîtra son attractivité. Deux dispositifs sont ainsi proposés :
- Les sections internationales :
Le dernier arrêté relatif aux sections internationales en a autorisé 31 nouvelles dans l’enseignement français à l’étranger, qui au 1er septembre 2019 en comptera près de 170 dans une dizaine de langues.
- Les parcours adaptés et renforcés en langues étrangères (PARLE), dispositif créé et conçu par l’AEFE dans le strict respect des instructions pédagogiques du MENJ, sont destinés à tous les élèves afin de structurer et de renforcer leur maîtrise d’une des langues étrangères qu’ils pratiquent, sans alourdir excessivement leur charge de travail ni requérir de sélection préalable.

La Plateforme AGORA Monde

Elle met en œuvre le premier programme d’échanges scolaires informatisé
au monde.
Pour 2018-2019 : 112 établissements participants, dont 105 du réseau AEFE et 7 de France.
Un développement informatique spécifique au sein de la plateforme AGORA Monde a été mené (saisie
des dossiers en ligne) et un algorithme a été développé pour générer automatiquement des
propositions de binômes.
- Du 20 au 28 février 2019 : 593 élèves, après sélection par les établissements, ont saisi leur
dossier sur la plateforme
- 1er tour de l’algorithme mercredi 7 mars : sur 593 candidatures, 167 « matchs »
informatisés ont eu lieu, permettant ainsi à 334 élèves de partir dès que possible en
échanges scolaires dans le monde entier et en France – sous réserve d’acceptation par les
intéressés des binômes proposés
- Le nombre des échanges augmentera dans les deux semaines suivantes suite au 2ème tour
de l’algorithme (semaine du 11 mars)
- Les échanges auront lieu d’avril à juin 2019

9 avril 2019

Bâtir une culture d’établissement

Contribution de la FAPEE au Congrès de la Mission Laïque Française 8 avril 2019

Bâtir une culture d'établissement

Une culture d’établissement est toujours ancrée dans un lieu investi et est, aujourd’hui, liée à l’association et la coopération. C’est un sentiment d’appartenance fort, des moments qui rythment un calendrier partagé, des rites, des évènements qui rassemblent et des projets qui sont portés sur le moyen et long terme par l’ensemble de la communauté éducative, élèves, direction, personnels, parents et amis. Elle est toujours liée à la richesse des passages entre l’intra scolaire et l’extra scolaire, à la qualité de l’interconnexion entre les différents membres de la communauté, à la diversité des activités et projets qui sont autant d’espaces d’apprentissage et de coopération.

Trois éléments pour les parents d’élèves :
- valoriser une culture active de l’adhésion et de la participation,
- les associer pleinement à la vie de l’établissement
- les engager à faire communauté, tout au long de la scolarité de leurs enfants :

Nous constatons que la circulaire sur les instances- transposition de règles du code de l’éducation (destinées aux établissements publics) qui n’ont n’a pas su faire vivre une communauté parentale en France- est d’autant plus inadaptée à l’étranger que les établissements y sont de droit privé et où les parents paient une scolarité coûteuse.

Le réseau a besoin des parents organisés, informés qui s’appuient sur des associations qui soient les partenaires institutionnels reconnues, légitimes et puissantes.

Ce qui m’amène à un certain nombre de réflexions et propositions :

1. Prendre acte qu’ être parent d’élève dans un établissement du réseau est une démarche active (l’école est choisie par les parents) et ce statut d’ "usager" ne convient pas pour désigner une communauté d’intérêts et une communauté d’appartenance où l’adhésion à des valeurs et à un projet éducatif bien défini est posé en préalable à l’inscription de l’enfant.

2. La communauté parentale ne peut véritablement exister que lorsque l’ensemble des familles sont toutes membres -de droit- de l’association des parents d’élèves. La multiplication de listes, de groupements, d’associations de parents d’élèves est certes autorisée dans le code de l’éducation nationale française. Or c’est l’antithèse d’une culture d’établissement. Si l’on veut faire vivre une solidarité de parents - quelles que soient les convictions politiques, religieuses, les horizons divers d’où ils viennent, si l’on veut favoriser leur engagement dans l’établissement, leur adhésion au projet éducatif, un état d’esprit positif, ils doivent être accueillis, intégrés, alliés, ralliés. Pour qu’ils deviennent eux-mêmes accueillants, co constructeurs et co-acteurs d’une culture d’établissement.

De ces constations découle la nécessité de réfléchir ensemble à l’organisation administrative et à la gouvernance des établissements.

3. Un climat de confiance ne peut s’installer que lorsque la direction d’un établissement sait travailler avec son partenaire qu’est l’Association de parents d’élèves. Sait valoriser l’engagement des familles dans l’établissement, promouvoir l’APE et ses actions, soutenir ces parents bénévoles qui ajoutent sensiblement, par leurs multiples actions (levées de fond, transport, livres, conférences, centres de ressources EBEP,…) aux moyens éducatifs . Tout ce travail, toute cette compétence, toute cette énergie, toute cette richesse, n’existeraient pas si on se limitait aux textes administratifs de l’EFE. Il faut prendre acte de ce que l’APE anime tout un réseau de parents délégués, relais et élus, de son rôle fédérateur, de son rôle d’animation au quotidien auprès des familles, bien au delà des seuls élus.

4. Au niveau de la gouvernance de la Mission Laïque  : Une culture de « grand » établissement qui fasse là aussi sa place aux parents. Les parents que vous avez invités au congrès vous remercient tous, individuellement et collectivement, de les y associer. C’est un premier, pas, nous espérons qu’il sera suivi de beaucoup d’autres. Les parents ne cherchent pas à prendre la place des experts mais simplement à avoir la leur.

Site officiel dédié au congrès 2019 de la MLF ACCUEILLIR L’ENFANT, ACCOMPAGNER L’ELEVE, BATIR UNE CULTURE D’ETABLISSEMENT

14 mars 2019

Point sur la réforme du lycée

CA AEFE 14 mars 2019

Toujours en attente de la validation par le MEN des enseignements de spécialités proposés par les établissements du réseau.
L’objectif des 7 spécialités est atteint, 87 établissements en proposent plus de 8, 8 établissements n’en proposent que 5.

Point sur la réforme du lycée

Application de la réforme du cycle terminal à l’AEFE

Dans le prolongement des notes de service publiées par le MENJ au mois de septembre 2018, les établissements du réseau AEFE homologués pour le cycle terminal ont été invités à faire remonter, sous forme d’enquête internet, le détail des enseignements de spécialité envisagés pour leurs élèves à compter de la rentrée de 1ère en septembre 2019. L’enquête invitait à se projeter sur les souhaits des
élèves et des familles dans le cadre de la réforme du cycle terminal, et portait également, à titre accessoire, sur les enseignements de langue et facultatifs mis en place par les établissements.

Ces remontées ont donné lieu à une phase d’analyse et de dialogue avec les établissements, qui s’est en particulier focalisée sur les points suivants :

  • pour l’enseignement de spécialité NSI, contrôle systématique de la présence d’enseignants certifiés ISN dans l’établissement, ainsi que des CV des enseignants prévus pour dispenser l’enseignement, auxquels sera proposée par l’agence une formation complémentaire ad hoc lorsque les modalités de celle-ci auront été arrêtées ;
  • pour l’enseignement de spécialité SI, très faiblement sollicité, des précisions ont également été demandées ;
  • pour les enseignements de spécialité dans le domaine des Arts, l’attention a porté sur l’existence préalable des options facultatives correspondantes, conduisant à émettre des avis négatifs à chaque fois qu’elles n’étaient pas présentes, ou de création trop récente ;
  • la même logique a prévalu pour l’examen des enseignements de spécialité LCA Latin et Grec.
    Au terme de ce travail, les résultats de l’enquête ont été transmis au mois de janvier 2019 au MENJ, pour validation ou amendement (notamment au regard des avis rendus par l’AEFE) de la carte proposée.
14 mars 2019

Colloque sur l’avenir de l’EFE

Plusieurs représentants de parents administrateurs de la FAPEE interviendront le 15 mars prochain, notamment sur la gouvernance.

Colloque sur l'avenir de l'EFE

Programme

14 mars 2019

Déclaration liminaire de la FAPEE

CA AEFE du 14/03/2019

Nous sommes convaincus à la FAPEE que la complémentarité des apports des uns et des autres contribue fortement à la cohérence et au dynamisme d’un établissement scolaire et d’un système éducatif.
Savoir associer les parents change tout : la confiance mutuelle, l’état d’esprit et le sentiment d’appartenance.

Déclaration liminaire de la FAPEE

Monsieur le président,
Monsieur le directeur,
Mesdames, Messieurs les administrateurs,

Nous souhaitons féliciter Monsieur Olivier Brochet pour sa nomination à la direction de l’Agence et formulons des voeux de succès dans cette période de réforme essentielle à laquelle la FAPEE doit être pleinement associée.
La FAPEE, qui a élaboré en mai dernier 50 propositions concrètes issues de constats faits depuis longtemps, se félicite que Madame la député Samantha Cazebonne s’en soit inspiré pour partie dans son rapport dans lequel elle rappelle qu’il y a lieu d’entendre les attentes élevées des parents.

Oui, les parents qui ont fait le choix de l’enseignement français à l’étranger – car c’est un choix – ont des attentes élevées et nous devrions tous nous en réjouir car cela témoigne d’un attachement et d’un intérêt, bien plus positifs que l’indifférence ou la désaffection.

Ces attentes que la FAPEE exprime et défend sont d’ordre pédagogique, économique et stratégique. Ces attentes visent à ce que les coûts de fonctionnement du réseau soient maîtrisés et restent abordables pour les familles tout en maintenant une offre scolaire de qualité, concurrentielle, internationale et adaptée aux réalités locales. Elles visent également à renforcer le partenariat effectif avec les parents d’élèves, dans un esprit constructif au sein des établissements – dont beaucoup sont gérés par une association de parents d’élèves qui en assument la responsabilité juridique et financière – ou au sein de ce conseil d’administration puisque nous ne sommes que deux représentants des familles dans un conseil qui compte 28 membres !

Papa-Maman – pour reprendre l’expression condescendante d’un syndicat de personnels – sont les principaux contributeurs d’un réseau qu’ils financent à 80% mais ce n’est pas uniquement par leur large participation financière qu’ils doivent avoir voix au chapitre. Eux aussi permettent d’assurer la continuité du service public d’éducation et le rayonnement de la France : ce n’est pas un monopole catégoriel.

Pour continuer à filer la métaphore servie lors du comité technique paritaire, Papa-Maman ne veulent pas conduire le bus ou désormais piloter l’avion, ils font confiance à l’AEFE et à ses personnels pour cela. Mais ils ne veulent plus être considérés comme de simples passagers dont le prix du billet ne cesse d’augmenter. Il convient d’arrêter de regarder dans le rétroviseur pour plutôt regarder devant le chemin à parcourir si on veut faire évoluer l’institution qu’elle pour perdure.
Papa-Maman ne sont pas des ennemis, des hystériques, des ignorants mais des partenaires raisonnables à la réflexion commune. Et de grâce bannissons une fois pour toutes ce terme inapproprié d’usager pour décrire les parents. Ils sont des membres à part entière de la communauté éducative et des acteurs incontournables du système éducatif.
Nous sommes convaincus à la FAPEE que la complémentarité des apports des uns et des autres contribue fortement à la cohérence et au dynamisme d’un établissement scolaire et d’un système éducatif. Savoir associer les parents change tout : la confiance mutuelle, l’état d’esprit et le sentiment d’appartenance, ce dont le ministère de l’Education nationale est bien conscient, le titre de la réforme en cours l’atteste.

Nous attendons désormais la concertation entre les différents acteurs et les orientations présidentielles. Ceci ne dispense toutefois pas qu’un groupe de travail émanant du conseil d’administration de l’Agence soit créé afin que soient étudiées les recommandations du rapport Cazebonne et que nous puissions ensemble envisager l’avenir de ce réseau, les contraintes qui s’imposent et les réformes à mettre en œuvre.

Je vous remercie de votre attention.

François Normant
Président de la FAPEE

Déclaration liminaire FAPEE CA Aefe 14/03/2019

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25 février 2019

Le baccalauréat international francophone

Le baccalauréat international francophone

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Depuis 2016, le « Diplôme Bilingue Avancé » fait l’objet d’un programme pilote mis en place dans trois écoles du réseau Mlf America (l’école internationale de Dallas, l’école internationale franco-américaine de San Francisco et l’école internationale du Canada à Toronto).

Au printemps 2018, l’IB a décidé de valider ce programme pilote et d’offrir indéfiniment le « Diplôme Bilingue Avancé » qui pourra ainsi être proposé dès la rentrée de septembre 2018 dans l’ensemble des établissements scolaires autorisés à offrir le programme du diplôme.

La première promotion du « Diplôme Bilingue Avancé » de l’IB a été célébrée à l’issue de la session de Mai 2018. Siva Kumari, directrice générale de l’IB, a pu rencontrer une partie de ces élèves le 23 mai 2018 lors de sa visite à Dallas. 46 élèves ont obtenu ce prestigieux diplôme cette année (9 à Dallas, 8 à San Francisco et 29 à Toronto).

La création du « Diplôme Bilingue Avancé » s’inscrit pleinement dans les valeurs communes partagées par le Baccalauréat International et la Mission laïque française, ainsi que dans les objectifs du diplôme. Particulièrement adaptée au profil des élèves scolarisés dans le réseau mlfmonde, cette certification associe la rigueur universellement reconnue du programme du diplôme débouchant sur le Baccalauréat International dans sa version classique, à la reconnaissance d’une maîtrise supérieure de l’anglais et du français. Son obtention apporte la preuve d’une ouverture internationale confirmée, sur la base d’une maîtrise de deux des principales langues à très large diffusion mondiale. Elle prouve également une capacité attestée de réflexion et d’adaptation, nécessaire à une formation post-baccalauréat réussie. Elle correspond enfin aux exigences d’une vie personnelle et professionnelle de plus en plus ouverte sur le monde et pouvant tirer le meilleur parti d’un portefeuille linguistique et culturel riche et diversifié.

25 février 2019

"La gouvernance de Papa-Maman" ou comment se débarrasser des parents...

"La gouvernance de Papa-Maman" ou comment se débarrasser des parents...

Le rapport Cazebonne sur l’enseignement français à l’étranger a la bonne idée de s’intéresser aux parents du réseau. Mais voilà ! parce que la députée propose d’attribuer aux représentants élus des parents d’élèves autant de sièges qu’aux représentants des personnels au conseil d’administration de l’AEFE (nous en avons 2 sur 28, nous monterions à 5 sur 28), certains crient à la démagogie.

Parce que nous réclamons, dans les EGD, que les parents soient associés à la discussion du budget dans le cadre d’une commission permanente en amont du conseil d’établissement - comme cela se fait en France dans les lycées publics-, ou qu’ils soient associés aux décisions immobilières, - qu’ils FINANCENT ! ... On dénonce la "gouvernance de Papa-Maman » !

Quelle condescendance ! Que d’arrogance ! Faut-il rappeler aux sachants que "Papa-Maman" sont aussi des professionnels… Que "Papa-Maman" ont étudié, voyagé, qu’ils connaissent leur système éducatif et d’autres aussi, qu’ils savent comparer et que "Papa-Maman" sont aussi parfois profs…

Ce qui scandalise, c’est le fait que Samantha Cazebonne ait eu l’audace de proposer que les parents élus soient consultés -pour avis- sur une extension de mission. Que le CE arrête des critères de satisfaction à sonder auprès des familles.
Que répondre ?
Que les systèmes éducatifs ne sont pas tous verticaux et hiérarchiques. Que certains ont des organes de gouvernance où l’avis des représentants des parents compte. Que le présupposé à cette consultation n’est pas que le parent est un hystérique, un ignorant, un méchant mais qu’il est un contributeur raisonnable à la réflexion commune. Qu’on peut compter sur son sens des responsabilités. D’ailleurs, la grande majorité des établissements du réseau sont gérés par des parents. Et beaucoup sont très correctement gérés. En bonne intelligence. En bonne compagnie.

24 février 2019

Nos points sur le rapport de Samantha Cazebonne

Nos points sur le rapport de Samantha Cazebonne

1. Les considérations financières :

- Trouver des marges de financement pour l’AEFE :
- la moitié de la subvention de l’Etat Français est mangée par le poids des retraites (les pensions civiles) des personnels résidents et expatriés
- bien que les salaires (et accessoires) de l’ensemble des personnels sont largement cofinancés par les établissements.
- Trouver les moyens de répondre à la commande présidentielle de faire croitre l’enseignement français à l’étranger, par l’initiative privée ou étrangère puisque il n’y aura pas d’afflux massif d’argent public.

=> La réponse principale apportée par le rapport :
- Le remplacement des différents statuts des personnels (Expatriés, résidents, TNR…) par un statut unique pour les titulaires, modulé en fonction des responsabilités du poste : le détaché direct. Un des gros avantages est que la pension civile (part patronale = 74% du salaire indiciaire) du détaché direct est toujours imputée au budget de l’Etat. Si au terme de ces 2 missions de 3 ans, il choisit de se localiser , il aurait alors la possibilité de cotiser au régime de retraite locale (certains peuvent être très avantageux) ou de rester au régime des retraites de l’Etat. C’est avantageux pour l’établissement évidemment. Pour le personnel Education nationale, c’est à voir, les syndicats doivent défendre les polypensionnés.

2. L’évolution de l’ensemble du modèle :

• Ressources humaines

- Assumer la formation initiale et continue d’enseignants qui se destinent à l’enseignement français à l’étranger et les certifier tout au long de leur parcours de formation.
Le rapport propose, surtout, - et c’est une demande forte que nous portons depuis longtemps-, pour les enseignants non titulaires, une réelle formation diplômante et valorisante. Les Diplômes universitaires déjà mis en place, notamment par la Mission Laïque et l’AFLEC sont une avancée majeure, comme le deviendraient les ESPEI (instituts locaux de formations à l’enseignement international) localisés dans les gros établissements, comme c’est déjà le cas au lycée franco-mexicain. Sans négliger évidemment d’un réel accompagnement pédagogique et didactique de terrain valorisé par des certifications « enseignement à l’étranger » tout au long de la formation continue. (Recommandations 73 à 79)

- Veiller aux évolutions de carrière des personnels, à la valorisation de l’expérience à l’étranger lors du retour en France.
- Permettre aux titulaires souhaitant se localiser de le faire .dans de bonnes conditions
- Donner un ratio minimum et maximum d’enseignants titulaires par élèves par établissement, afin d’offrir à l’ensemble des élèves la même part d’encadrement pédagogique « certifié français ».

• Entendre les attentes élevées des parents

Oui, les parents ont des attentes élevées. C’est sans doute ici que nous devons rappeler que les parents de l’EFE ne sont pas des usagers . Ils ont, choisi, dans leur grande majorité, l’enseignement français dans sa meilleure déclinaison. Ils ont en effet des attentes, d’ordre pédagogique, économique et stratégique que la FAPEE exprime et défend, notamment dans les 50 propositions à l’avenir de l’enseignement français à l’étranger.

A la FAPEE, nous estimons que ce n’est pas seulement parce que les parents paient qu’ils ont droit au chapitre. C’est aussi parce que nous pensons que la complémentarité des apports des uns et des autres contribue fortement à la cohérence et au dynamisme d’un établissement scolaire.
Savoir associer les parents change tout : la confiance mutuelle, l’état d’esprit, le sentiment d’appartenance.
Enfin et surtout ce sont des acteurs essentiels ! Ils sont prêts à s’investir pour leur école, ce qui est une richesse et une force fantastique qu’il ne faut pas decourager.
C’est eux le facteur anti sclérose de l’EFE.

• Frais de scolarité mesurés

- Avoir de la visibilité à trois ans (R.126).
- Etre associés aux décisions stratégiques et budgétaires, notamment sur l’immobilier qu’ils financent en quasi totalité (R. 105,106, 107,108,114, 115).

• Qualité/choix

Le rapport propose de créer des indicateurs qualité des établissements qui prennent en compte :
- l’orientation postbac des élèves,
- les certifications offertes, 
l’enseignement Français langue étrangère et anglais par groupe de besoins,

- l’accueil des élèves à besoins éducatifs particuliers - notamment de référents “inclusion” en primaire et secondaire dans chaque établissement et des personnels certifiés Ecole inclusive (CAPPEI). 






Il invite les établissements à s’évaluer et s’adapter en arrêtant chaque année en Conseil d’établissement des critères de satisfaction à sonder auprès de l’ensemble des familles pour qu’elles puissent conforter les choix de l’établissement ou faire entendre des demandes d’adaptation, notamment sur les langues.

Il invite également à consulter la représentation parentale pour les renouvellements de détachement au-delà de la période de mobilité de 6 ans.
 (R.125)

3. Gouvernance :

Le présupposé de Madame Cazebonne est que le parent n’est pas un ennemi, un hystérique, un ignorant mais qu’il est un contributeur raisonnable à la réflexion commune. Qu’on peut compter sur son sens des responsabilités.

Elle propose, comme nous le demandons depuis toujours d’augmenter la représentation des associations de parents au CA de l’AEFE (2/28 à 5/28)

Et pour les organismes gestionnaires parentaux, de leur donner un siège en propre au CA de l’AEFE et d’adapter la convention aux contextes très divers de chacun de ces établissements (R.127).

EGD :

Globalement nous apprécions de donner plus de place aux parents dans les instances, de créer des indicateurs de satisfaction, mais quelle sera - en EGD- l’obligation d’y répondre ? Il faut aussi rendre plus "décisionnaires" les instances en EGD, ce qui est le cas pour les projets immobiliers mais dommage qu’il n’y ait rien sur le vote du budget. On doit sortir du piège d’instances se réduisant à des chambres d’enregistrement.
Il semble utile également de noter dans le chapitre gouvernance, les recommandations 129 et 130 sur la médiation pour la résolution des conflits internes.
- élire, dans le cadre du Conseil d’établissement, un binôme de médiateurs (composé d’un
personnel et d’un parent d’élève) reconnus pour leurs compétences ou expériences en la
matière.
- élire un binôme de médiateurs dans le cadre du Conseil d’administration de l’AEFE, suite à la présentation d’une liste de noms suggérés pour leur qualification en la matière.

Enfin, nous saluons, dans le rapport de Samantha Cazebonne, le souci de trouver des solutions adaptées à l’extrême diversité des situations et attentes de la communauté française établie hors de France comme à la diversité de la demande d’offre d’enseignement français et international des familles étrangères.

L’attention portée aux enfants français (souvent binationaux) scolarisés dans le système local mérite d’être saluée. Nous soutenons la création de sections francophones dans l’enseignement public ou privé local qui ouvrent sur des certifications en français ou des bi-diplômes ; (R.1à 37).

Sur la facilitation de l’homologation :

La concurrence peut être saine mais encore faut-il qu’elle soit encadrée… Donc plus de lycées français, oui, mais en veillant à ce que leur développement ne conduise pas à multiplier les établissements qui se cannibaliseraient parce que portant sur le même segment de population.
Les parents, notamment des EGD, craignent des effets de concurrence qui seraient à leur détriment si :
1/ les frais de scolarité continuaient à grimper
2/ le plafond d’emploi était toujours maintenu, a fortiori, pour les personnels de recrutement local.

Documents à télécharger :

Rapport Cazebonne 2019 sur l’enseignement français à l’étranger :

- lien Rapport intégral

- Synthèse (pdf)

Nos points sur le rapport de Samantha Cazebonne

PDF – 226.7 ko

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